
Devenue une légende urbaine en Occident lors de ses premiers épisodes que l’on ne voyait que de loin et en japonais, la licence Yakuza a depuis plusieurs années fait le grand saut sur d’autres terres, apportant un vent de fraicheur dans les mondes ouverts se ressemblant finalement tous dans ce que l’on pouvait connaitre. Mais un tel univers demande toujours un colossal effort de localisation, sans oublier qu’il n’est pas immédiatement considéré comme très vendeur à l’international. On se demandait donc si le cinquième volet dans la trame principale sortirait en Europe, la réponse vous la connaissez désormais, un grand oui !
Fiveman
Si Yakuza 5 attire immédiatement de par l’incarnation de 5 personnages, une variété assez rare dans un open world, celui-ci accroit davantage notre intérêt lorsque l’on apprend que l’on évoluera au travers de cinq villes. En l’occurrence Tokyo, Osaka, Hakata, Nagoya et Sapporo, offrant un véritable dépaysement et un riche voyage au sein de la pègre nippone plus ou moins romancée. Le tout reflétant au mieux les quartiers concernés par la présence de véritables symboles, en particulier commerciaux. Les lumières, les sons, les placements de tel ou tel établissement… rappelant fort bien ce que l’on peut connaitre en vrai. On pourrait même presque y ajouter les odeurs, tellement l’ensemble et les détails sont là et nous plongent dans ce monde que l’on ressent et croirait sentir.
Concernant les fameux protagonistes, il s’agira d’une jeune fille, Haruka Sawamura, et de quatre hommes, Kazuma Kiryu, Taiga Saejima, Tatsuo Shinada et Shun Akiyama. Soit là aussi une certaine variété, surtout que chacun possède son propre scénario, très différent de celui des autres, ne les empêchant pas pour autant de se croiser.

Ami ami idol
Avec ce cinquième volet au sein de l’histoire majeure, la franchise a décidé de tenter d’apporter une certaine fraicheur par le biais d’une personne bien connue des férus de Yakuza, en l’occurrence Haruka. Celle-ci n’allant pas se bastonner dans les bas-fonds de telle ou telle ville, mais devant gérer sa carrière d’idol en herbe. Cela n’impactant pas seulement un scénario différent, mais une approche vraiment chamboulée et l’on comprend d’ailleurs mieux pourquoi elle est seule dans ce cas. Une bonne partie des habitués de la série, ainsi que ceux ayant envie de s’y mettre par rapport à sa réputation, auraient sûrement crié au scandale car ils ne supportent pas l’évolution. Mais si tout reste pareil ils se plaindront aussi, allez comprendre… Quoi qu’il en soit, cet apport est simplement fabuleux, justement car il amène du neuf et pas qu’un peu.
Les affrontements auxquels elle prendra part ne seront pas identifiés à de la bagarre, mais à des battles de danse. Elle pourra ainsi se confronter à des personnes dans la rue au travers de cet art, tranchant avec le martial que l’on connait généralement dans Yakuza afin de régler ses problèmes. Vous pourrez également bien sûr faire profiter le public de vos capacités artistiques, notamment en réussissant votre chorégraphie sur scène. Un jeu de rythme de qualité similaire aux softs du genre vous demandant d’appuyer sur telle ou telle touche, de réaliser tel enchainement… deviendra alors votre manière de compléter la mission.
Mais ce n’est pas tout, une idol devant prendre soin de son image par rapport à ses fans, elle participera à des séances de dédicaces, où il sera de bon ton de ne pas brusquer même le plus lourd wota par un coup de pression de la sécurité.
En somme, de quoi former votre propre Kikkawa You !

J’peux pas j’ai piscine, arcade, course…
En plus du bien connu Kazuma Kiryu, on retrouve deux autres grands gaillards en la personne de Taiga Saejima, ainsi que celle de Shun Akiyama. Mais « surtout », un autre héros inédit fait son apparition : Tatsuo Shinada. Joueur de baseball à la retraite, il est comme bien d’anciens sportifs désormais accablé par les dettes. Mais au lieu de participer à une télé-réalité ou de truquer des matchs avec la complicité d’ex-équipiers (quoi que finalement… ), celui-ci tente de se refaire la cerise via un travail de journaliste/critique. Un peu comme nous ici, à ceci près qu’il évolue dans un milieu à peine plus chaud, lui demandant de tester les femmes de petites vertus. On a donc à peu de choses près le même travail et cela est toujours intéressant de retrouve une parcelle de vie ressemblant à la sienne.
Cependant la vôtre est peut-être différente et sur ce point, Yakuza 5 fait très fort. Si l’on a l’habitude que la licence propose depuis ses débuts pas mal d’activités, elles deviennent carrément si énormes et diversifiées que l’on se demande si l’on en verra le bout un jour, ce qui n’est d’ailleurs vraiment pas sûr. Au programme : cuisine, bowling, courses, billard… On retrouve en plus tous ces à-côtés qui sont davantage que des mini-jeux, comme la possibilité de s’amuser sur de célèbres softs. En l’occurrence ici pouvoir jouer à Virtua Fighter 2, juste l’un, si ce n’est le meilleur jeu de baston de tous les temps ! On profite au passage de son évocation pour placer un grand #SegaSatanRules !

De par une richesse toujours plus grande : 5 personnages à contrôler, 5 villes gorgées d’activités et de détails, des tas de mini-jeux variés, une véritable écriture… Yakuza 5 s’impose déjà comme assez énorme. Mais bien au-delà du toujours plus de choses et toujours plus grand, l’incarnation d’Haruka apporte la nouveauté bienvenue rendant cet épisode au-dessus des autres et incomparable au reste des jeux d’action/aventure en monde ouvert. Espérons que Ryū ga Gotoku Studio et Sega continueront sur cette voie et proposeront davantage de protagonistes sortant du commun, car ils ont tenté là quelque chose de risqué, mais de terriblement génial !
Inod
Développeur : Ryū ga Gotoku Studio
Editeur : Sega
Genre : Action
Support : PS3 (PSN)
Date de sortie : En France 08 décembre 2015
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