Développé en solo par Francisco Téllez de Meneses, UnEpic a fait son petit bonhomme de chemin depuis 2011 et sa disponibilité sur PC, suite à 2 ans de travail intensif pour sa conception. Arrivant désormais sur consoles Sony par le biais d’A Crowd of Monsters, il est grand temps de se pencher dessus.
UnEpic fail
Si la mode actuelle est aux œuvres vidéo-ludiques, littéraires, cinématographiques… gorgées de références forcées aux univers dits « geeks », il y a quelques années cela était mieux intégré et moins opportuniste. C’est justement le cas d’UnEpic, dont le héros est Daniel, un mec banal adorant les jeux vidéo, les films de science-fiction et Donjons et Dragons, tout en étant pas très doué avec la gent féminine. Vous voyez le topo ?
Alors que vous faites justement votre pause pipi durant une partie de D&D, la lumière des toilettes s’éteint et vous vous retrouvez transporté au sein du château d’Harnakon.
Oh mon château
D’accord on est dans le château d’Harnakon, y faire quoi reste la question centrale. Bon, on ne tergiversera pas trop longtemps et décidera tout bonnement d’en sortir au plus vite. Mais cela s’avèrera loin d’être aussi simple, puisqu’il y aura au-delà de deux cents pièces au sein de cette bâtisse.
Bien qu’elles soient nombreuses, chacune possédera ses propres spécificités, notamment de par la présence d’un tas de monstres, de boss titanesques et de personnages avec lesquels interagir. Afin de venir à bout des malandrins, vous aurez clairement le choix avec premièrement 70 effets de magie. Certaines manières de les déclencher et leurs effets s’avèrent d’ailleurs très originaux, tandis que l’on en retrouve également des classiques.
Plus précisément on croisera :
Des anneaux offrant des capacités particulières, avec la possibilité d’en porter 8 simultanément, un à chaque doigt.
Des armes aux pouvoirs spéciaux ou possédant même un esprit vivant à l’intérieur.
Des artéfacts à lancer ultra puissants et tout aussi rares à dénicher.
Des livres enseignant des sorts dans tous les types de magie et pouvant être employés comme bon vous semble.
Des parchemins à usage unique, celui lu voyant son sortilège être lancé avant d’automatiquement se désintégrer.
Des potions à avaler, vous faisant bénéficier de divers effets magiques. Chacune n’étant bien sûr employable qu’une seule fois, cependant le contenant peut être gardé afin de créer d’autres potions.
Des recettes enseignant justement la confection de potions.
Il sera aussi possible d’attaquer de manière plus action, avec au-delà de 100 armes, chaque adversaire possédant ses propres faiblesses par rapport à l’une ou l’autre des catégories dans lesquelles celles-ci sont classés.
On retrouve donc des arcs, bâtons, dagues, épées, haches, lances et masses. On vous laisse toutefois le soin de découvrir ce qui fonctionne le mieux sur tel ou tel vilain, dans telle ou telle situation… L’aventure n’aurait plus aucun sens sinon, toutefois vous pouvez déjà largement deviner que les masses sont plus dévastatrices, les dagues plus pratiques pour une utilisation rapide, que les arcs peuvent atteindre des points sinon accessibles…
UnEpicVania
Avec son système de jeu, sa pléthore d’objets, son immense bestiaire et sa vue de profil, UnEpic peut légitimement rappeler la grande époque de Castlevania sur NES, mais aussi SNES, GBA et DS. Très léché graphiquement parlant, on apprécie évoluer dans cet univers riche dans ses effets et ses lumières, au moins tout autant que dans ses possibilités d’un point de vue ludique. De quoi davantage encourager les joueuses et joueurs que nous sommes à rester dessus un bon moment.
Amusant de par son scénario, UnEpic n’en est pas moins un jeu variant les approches afin que le héros puisse atteindre son objectif. On comprend légitimement pourquoi dès 2011 il obtenu une récompense très importante. De l’exploration comme son influence principale n’en fait malheureusement plus.
Inod
Développeur : Francisco Téllez de Meneses
Editeur : A Crowd of Monsters
Genres : Plateforme/Jeu de rôle
Supports : PS4, PS Vita, Windows, Linux, Mac et Wii U
Date de sortie : 01/04/16 sur consoles Sony
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