Prologue :
C’est durant les années 2000 et 2001 qu’apparaît pour la première fois sur internet le nom de John Titor. Auteur de nombreux messages dans lesquels il se dit venir de l’année 2036, il n’aura de cesse de prévenir le monde contre le SERN et leurs recherches en matière de machines à voyager dans le temps. Car c’est cette nouvelle découverte, cachée aux autorités mondiales, qui permettra à l’organisation non-gouvernementale d’installer un nouvel ordre planétaire. C’est pour changer le futur et empêcher la mise en place d’une telle dystopie qu’il, soldat de la Résistance, se retrouve plongé plus d’une trentaine d’années auparavant.
Le temps passe cependant et les propos de Titor semblent de moins en moins vraisemblables malgré de nombreux livres écrits à son sujet ainsi que de longues conférences proposées aux quatre coins de la planète. Mais tout ceci n’était-il vraiment qu’invention et folie … Ce satellite miraculeusement tombé du ciel au beau milieu de Tokyo en cet été 2010 aurait-il un rapport ?
Tout commence en 2010, Tokyo, alors que de nombreux scientifiques et étudiants se retrouvent lors d’une conférence sur les machines temporelles. Y participent la jeune Makise Kurisu, véritable génie des sciences revenant d’Amérique ainsi qu’Okabe Rintarou, le mad scienstist dans toute sa splendeur accompagné de la simplette mais adorable Shiina Mayuri. Ils ne s’étaient jamais rencontrés et pourtant un lien puissant les unissait déjà, les entraînant tous dans une suite d’événements où ne se jouera pas que leur vie mais l’avenir du monde entier.
Chef-d’œuvre est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je pense à Steins;Gate. Si l’on n’y retrouve pas tout ce qui fait le succès d’une série commerciale, c’est sa complexité, sa beauté graphique et sonore ainsi que son réalisme envoûtant qui le rendent si exceptionnel. Le tout s’accompagnant de personnages magistraux tels que le fameux mad scientist ou la plus-moe-que-ça-tu-meurs Feyris, il est indéniable que l’animé se classe au-dessus d’une grande majorité.
Les voyages dans le temps ne sont pourtant pas un sujet spécialement original, mais Nitroplus a su pousser le sujet assez loin pour le rendre d’autant plus intéressant, car on y enchaîne explications scientifiques et expérimentations tortueuses pour approcher le réalisme au plus près. Le scénario s’appuie également sur de nombreuses références aux récits de John Titor, au CERN ou encore à l’IBM 5100 qui ont tous réellement existé. C’est en jouant entre réalité et science-fiction que l’histoire de Steins;Gate tient en haleine sur une bonne vingtaine d’épisodes malheureusement trop courts.
L’animé n’échappe tout de même pas au fan-service si prisé des séries modernes mais dosé avec parcimonie il ne peut que rendre l’ensemble plus agréable. On y retrouve ainsi un duo de nekogirls mignonnes à en couper le souffle, une tsundere aussi intelligente qu’elle a mauvais caractère et autre otaku comme on les aime, ceux-ci ne formant qu’une infime partie de la ribambelle de personnalités extravagantes que l’on nous propose. Mélanger de tels personnages en majorité comiques et exagérés à un background sérieux, compliqué et mystérieux parfois même dangereux donne ce petit côté complètement décalé qui fait de ce petit OVNI que l’on découvre avec suspicion un véritable joyau dans la Japanimation
.Steins;Gate prend tout de même de grands risques pour arriver à un résultat si explosif et ravissant. Avec une première partie lente à souhait et sans réelle intrigue, le temps devient long et pesant. C’est en effet lors d’une deuxième partie au rythme beaucoup plus effréné que la série semble se réveiller. Il faudra attendre la toute fin de la série pour se détacher finalement de ce sentiment d’ennui que pourraient produire les premiers épisodes, car on y comprend enfin si ce n’est leur nécessité du moins leur sens et la place qu’ils prennent dans l’intrigue.
Il reste important de ne pas oublier l’origine de cet animé, car si l’adaptation est un véritable succès, elle n’a aucunement l’ambition de s’élever au même niveau que le Visual Novel original qui est absolument magique. Plutôt que de me pencher sur celui-ci avec précision, je vous invite tous à y jouer (malheureusement disponible seulement en Japonais et en Anglais) que vous connaissiez l’animé ou non, car c’est une véritable perle.
Les fanboys auront même le choix de finir avec l’héroïne de leur choix cette fois-ci !
El Psy Congroo





Enfin plutôt ce lien :
http://paulbinocle.blogspot.fr/2006/11/dossier-john-titor.html
C’est le même article mais sur le blog de l’auteur…