On connait bien Gust et notamment les jeux issus du cerveau de Kikuchi Keisuke, comme le fameux Deception IV: the Nightmare Princess. Cela tombe bien, puisque Nights of Azure est justement la dernière de ses créations en date à parvenir en Occident.
Les démons de minuit
Au royaume volant de Ruswal, situé au niveau de la mer du nord, les nuits sont malfamées de par la présence de démons au sang azur. Au milieu des quelques personnes osant s’aventurer dehors et se confronter à ceux-ci, on retrouve notre héroïne chevalier : Arnice. Cette dernière ne sera toutefois pas seule au sein de cette grande aventure et ses compagnons s’avèreront d’ailleurs loin d’être insignifiants puisque le scénario de Nights of Azure se trouve être l’une de ses grandes forces. Cela valant pour ses rebondissements, mais aussi par les relations entre les personnages. Ce qui vaut particulièrement pour notre héroïne et son amie, la prêtresse Lilysse, dont le rôle ne sera pas anodin, tout bonnement car elle censée être sacrifiée. Toutefois, vous ne l’entendez pas de cette oreille.
Vous croiserez d’autres soutiens au cours de ce périple, notamment dans votre base prenant forme au sein de l’hôtel. On y retrouvera donc rien de moins que son gérant Simon qui proposera moult quêtes, Lloyd le marchand afin de vous (ré)approvisionner et le professeur Alucard. Sans omettre Corinne, chevalier à croiser au musée, devenant quasiment un mentor pour Arnice.
Le démon au sang pur Christophorus, affublé d’un masque et résidant à l’opéra comme dans une célèbre autre histoire, sera lui aussi toujours prompt à nous conseiller.
Mistral est également un démon gagnant pour notre héroïne, qui pourra donc compter sur lui dans sa quête.
Attrapez les tous
L’une des principales spécificités de Nights of Azure est la présence de Servans, des démons qui vous accompagneront sur le champ de bataille et que vous êtes capable d’invoquer suite au sang azur vous ayant touché. Ceux-ci étant à collecter via de simples achats chez les marchands à retrouver dans les donjons ou bien par le biais d’objets spéciaux, dont certains monstres se délesteront. Vous pourrez alors former votre petite bande avec au maximum 4 compagnons, luttant en simultané avec vous. Les caractéristiques de ces derniers s’avérant très différentes, constituer sa troupe est d’autant plus intéressant. A l’instar des classes que l’on peut retrouver dans les RPG, ces créatures peuvent être mages, soigneurs, tanks, défenseurs… Bien sûr leurs capacités n’en resteront elles pas là, puisqu’ils évolueront au fur et à mesure et pourront également être équipés en conséquence. Définir soigneusement la composition de son groupe et lui donner des directives précises seront des facettes primordiales de NOA. Celles-ci s’avérant en plus très intéressantes et assez prenantes, notamment de par l’originalité que cela offre au sein de la partie beat’em all de masse face au menu fretin. Les affrontements avec les boss diffèreront eux du reste de la castagne et délivreront une originalité de chaque instant, valant vraiment la peine d’avancer aussi pour découvrir ces divers aspects.
Malgré les Servans, Arnice semble suffisamment puissante pour conclure l’affaire sans eux, enfin il ne faut pas abuser tout de même. Néanmoins elle possède cinq types d’armes qui vous ouvriront déjà de sacrées brèches dans la menace adverse. Celles-ci proposant notamment un marteau pour donner tort à vos adversaires, une épée longue portée aspirant leur sang afin de récolter des bonus d’attaque, un canon ou encore des dagues.
Beauté extérieure
On ne change pas trop les habitudes des jeux de rôle action et même l’on pourrait affirmer des RPG tout court, en oscillant entre deux catégories bien distinctes au niveau graphique. D’un côté les décors d’un niveau assez moyen et plutôt vides. Cependant cela n’a aucune incidence sur l’aventure, puisqu’au delà du game system, nos yeux et le soft se concentreront sur les personnages au sublime chara design. Chaque protagoniste bénéficie d’un évident charisme de par son aspect visuel toujours très bien pensé. En plus de cette caractéristique, Nights of Azure délivre pléthore d’effets de toute beauté durant les combats. Plus on enchaine les combos d’un membre à l’autre, plus les explosions de lumière se feront présents, intenses et titanesques. On en prend plein les yeux et l’on s’en régale, de quoi également donner envie d’avancer dans l’histoire.
Davantage qu’un simple accompagnement, la bande-son magnifie cet enrobage, rendant encore plus prenantes ou épiques les situations. La délicatesse de certaines compositions sachant toucher, tandis que la puissance d’autres morceaux vous porteront vers votre quête ultime. D’ailleurs pas forcément si ultime, tant la rejouabilité est forte de par le mode arène et le New Game +.
Emotionnellement intense et riche dans son système de jeu, notamment par le biais des Servans et l’approche des boss, Nights of Azure fait immédiatement la différence. On peut dès à présent imaginer, non pas nécessairement une « suite », mais des histoires inédites reprenant cette manière de jouer, tout en continuant à l’enrichir.
Inod
Développeur : Gust
Editeur : Koei Tecmo
Genres : Action/Jeu de rôle
Support : PS4
Date de sortie : 01/04/16
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