
Les fidèles lectrices et lecteurs que vous êtes n’ont bien entendu pas oublié notre critique d’Hatsune Miku : Project Mirai DX sorti un peu moins d’un an avant Hatsune Miku : Project DIVA X, dont nous allons désormais traiter. Disponible lui sur PS Vita & PlayStation 4, cette dernière version étant celle que nous critiquons ici.
Dix Miku paillettes
Pas certain que le X concluant le titre Hatsune Miku : Project DIVA X signifie “dix”, néanmoins sa présence ne s’avèrera pas si innocente & découvrir ce qu’il cache ne sera pas vain. Afin d’espérer l’atteindre & au passage de ramener la lumière dans le monde, il sera nécessaire de parcourir cinq univers bien distincts, plus connus sous le nom de Nuages. Chacun possédant son aura, au titre très marqué et donnant directement le ton : Classique, Cool, Décalé, Élégant et Mignon. Afin de réussir leur quête, l’héroïne et ce que l’on appellera son escadron du groove ne devront pas qu’interpréter les multiples musiques proposées, mais auront également besoin de se costumer comme il se doit et l’on y reviendra dans le détail par la suite. Sans omettre les phases de dialogues et les liens tissés entre eux, offrant une dimension RPG/aventure bienvenue, accentuée par cette véritable histoire et la notion de quêtes. Par ailleurs, on pourra soi-même interagir avec les idols, en discutant avec, en leur offrant des cadeaux…

Touch me, touch me, I wanna feel your button
Vous vous en doutez, le gameplay change radicalement selon la console sur laquelle vous évoluez, la PS4 demandant essentiellement d’appuyer sur les touches (un peu de frotti-frotta avec le pavé tactile pourra être tenté) de la manette. De quoi varier les plaisirs & choisir ce que l’on préfère, dans le cas où l’on posséderait les deux plateformes. Si l’on en a qu’une & ici nous parlerons plus particulièrement pour celles & ceux équipé(e)s de celle de salon, pas de tactile bien sûr, mais dans le cas où vous seriez adepte de cette fonction, sachez que la qualité du logiciel en lui-même fait que l’on ne ressent aucun manque, ce qui s’avère pourtant loin évident dans un rythm game, où l’on a toujours tendance à privilégier l’accessoire ou la machine via laquelle on peut directement appuyer sur les motifs affichés. La solution pourrait être de jouer sur un moniteur tactile, mais la fonction n’existe pas dans le soft & pour le moment elle serait vraiment d’une utilité réduite, en attendant que nous vivions dans Minority Report.
Toutefois, la pluralité des approches existe toujours, étant donné que l’on devra à un moment enchainer la pression de telle touche, puis telle autre, puis telle autre et ainsi de suite, voire matraquer la même, tandis qu’à tout instant pourra arriver la demande d’un appui en continu, puis l’utilisation d’un joystick… De quoi suffisamment changer la manière de jouer, avec des idées collant véritablement aux morceaux, ce qui semble quasiment un détail lorsque l’on est obnubilé par ce qui s’affiche à l’écran & que l’on nous demande de reproduire, alors qu’en réalité c’est pile ce qui fait l’essence d’un logiciel musical & c’est grâce à cela que le système de jeu fonctionne, que l’on s’en rende compte sur le coup ou non.
Au sein de ce que l’on nommera le mode scénario, accomplir ces diverses phases permettra de cumuler du voltage, afin d’atteindre le taux demandé et pouvoir accéder à la piste suivante. Jusque-là on comprend que le game system est classique et efficace, mais quand on évoquait précédemment le souffle RPG apporté à Hatsune Miku : Project DIVA X, cela va justement encore plus loin. Des modules, en somme des costumes, offrant des capacités spéciales aidant carrément à avancer dans l’aventure. Par exemple, rater un certain passage pourra être compensé par l’un de ces cosplays. Une dimension stratégique s’ouvre donc aux jeux de rythme, ce qui est loin d’être anodin.
D’autre part, on aura l’occasion de concevoir ses propres concerts, de quoi se détendre davantage, mais également d’en profiter afin de s’améliorer, surtout en sélectionnant les niveaux de difficulté les plus élevés s’avérant grandement retors.

Le Miku-top
Vous vous en doutez, en tant que jeu musical Hatsune Miku : Project DIVA X possède parmi ses principaux atouts une bande-son de très bon niveau. Après, comme pour tous les courants, cela reste à la discrétion de chacune et chacun, les goûts & les couleurs ne se discutant pas. Qui plus est, la J-Pop vocaloid reste un genre assez clivant, même si malheureusement il l’est tellement qu’il fait partie de ceux (à l’instar du metal, ainsi que des musiques traditionnelles) où l’on entend dire “c’est nul”, alors que la personne n’a même pas écouté. Le plus amusant étant que parfois elle adore, lorsqu’enfin on a réussi à la piéger. C’est justement bel et bien ce qui pourrait se passer ici, car sur la trentaine de pistes délivrées, dont des medleys, il y en a vraiment pour tous les goûts, avec une partie hyper catchy fonctionnant sans mal sur tous les publics, d’autres tellement sucrées que l’on en chope des caries… On reconnait bien là le style d’Hastune Miku, sans pour autant se sentir enfoui sous les mêmes titres, soit tout à fait ce que l’on demande. Pour les esthètes, on en retrouvera des déjà bien connus, aux côtés d’inédits. Sur ce point, nous ne sommes pas suffisamment connaisseurs afin de vous dire exactement ce qu’il en est & comme il ne serait pas foncièrement intéressant de placer un bloc avec les noms des morceaux, les interprètes & autres, il vaut mieux que l’on vous guide là où se trouvent les informations idéales : le site officiel du soft.
Visuellement, on profite de la PS4 pour bénéficier de graphismes très léchés, mettant cette fois-ci en scène des personnages au style “réaliste”, alors que le dernier volet de la série Hatsune Miku : Project que nous avions évoqué se basait lui sur les versions nendoroids. Là-dessus, une partie préfère une patte artistique, une deuxième partie privilégie l’autre et une troisième apprécie tout autant les deux, il ne s’agira donc qu’une question de ressenti. En tout cas, ce qui est proposé ici est également réussi et ne devrait donc avoir aucun mal à vous convaincre. Particulièrement lors des parties en elles-mêmes, où des chorégraphies soignées prendront place, même si l’on ne pourra pas forcément en profiter, à cause de notre concentration sur les actions à effectuer. En revanche, il s’agit d’un réel régal si l’on est spectatrice ou spectateur. L’environnement reste lui fidèle à la licence, avec des couleurs éclatantes, des myriades de détails dans tous les sens… Sans oublier quelques contrastes amenant une bouffée de fraîcheur, comme les salles Lillies & shadows, Twilight shrine ou encore Autumn akura.

Cela devient de plus en plus clair, les adaptations vidéo-ludiques de l’univers d’Hatsune Miku s’avèrent désormais des valeurs sûres concernant les logiciels musicaux et donc le jeu vidéo tout court. Hatsune Miku : Project DIVA X en est une nouvelle preuve, avec un système évoluant par rapport à ses prédécesseurs, un mode scénario et un libre, un contenu riche avec les costumes, accessoires et décors, mais également les musiques, via un bon nombre de morceaux inédits.
Inod
Éditeur: Sega
Genre : Rythme
Supports : PS4 et PS Vita
Date de sortie : En Europe, 30 août 2016
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