L’automne 2015 marquait le début de l’adaptation en Drama de la très célèbre franchise Hakuouki, de Idea Factory.
Hakuouki est une série d’otome games (jeu de harem inversé destiné à un public féminin) ayant fait l’objet de plusieurs opus depuis 2008, et dont le dernier est sorti tout récemment cet automne. Suite à ce succès, c’est un anime de 3 saisons, 6 OVA, 2 films, un stageplay et pas moins de 7 comédies musicales et même une 8ème prévue pour janvier 2016 !
C’est ainsi que le jeu spin-off Hakuouki SSL : Sweet School Life , sorti en 2014 sur PS Vita au Japon uniquement, a été choisi pour être adapté en un projet prévoyant son adaptation en un Drama de 6 épisodes de 25 minutes et d’un stageplay (pièces de théâtre).
Que dire ! Les séduisants membres du Shinsengumi en 3D, interprétés par de vrais beaux gosses en chair et en os dans une ambiance de romance scolaire… Bref, de quoi faire chavirer le cœurs des nombreuses fans. La promesse était séduisante.
La série réalisée par Kensaku Miyashita (Magic Night, Soumato Kabushikigaisha) et scénarisée par Kanno Shintaro a t-elle su rejoindre les attentes des fans de la franchise malgré un budget très limité ?
C’est ce que nous allons voir au travers de cette critique. Mais tout d’abord quelques éléments d’introduction.
- Synopsis
L’histoire nous entraîne dans le quotidien de Chizuru Yukimura, une lycéenne qui intègre l’Académie Hakuouki, une école privée réservée aux garçons devenue mixte. Cependant elle est la seule fille inscrite.
Aux cotés des hommes qu’elle a connue dans sa vie antérieur, la roue du destin recommence à tourner autour de ces personnages.
https://www.youtube.com/watch?v=4y9zOHkeWV4
- Casting
Yukimura Chizuru : Mirai Ono

Hijikata Toshizou (Professeur) : Yuichi Nakamura

Okita Souji (Elève de 2ème année et membre du club de Kendo): Atsushi Kimura

Saitou Hajime (Elève de 2ème année, chargé de discipline et membre du club de Kendo) : Toshiyuki Someya

Toudou Heisuke (Elève de 2ème année, ami d’enfance de Chizuru et membre du club de Kendo) : Ishiwatari Mashu

Harada Sanosuke (professeur principal de l’héroïne) : Inagaki Seiya

Kazama Chikage (président du conseil des élèves ): Ibuka Katsuhito

Nous retrouvons aussi une petite brochette de personnages secondaires : Le principal Kondou, le professeur de littérature classique Itou, Le médecin scolaire Sannan, Le professeur de Maths Nagakura, Kaoru le frère jumeau de l’héroïne et chargé de discipline, Ryuunosuke, Amagiri et Shiranui les fidèle bras droits de Kazama, et pour finir Sen et Kozusu les amies de l’héroïne

- Critique
“Un Drama qui ne se regarde qu’une fois juste pour dire de l’avoir vu, ou que l’on apprécie uniquement si l’on ne connait pas la franchise”
Pour où commencer ? Il y a tellement de choses que je souhaite dire sur ce Drama que le résumer est extrêmement difficile. En tant que fan de la licence, il est aussi assez difficile de rendre un jugement impartial surtout après le niveau d’excellence que nous proposaient les comédies musicales.
Dans un premier temps je vais vous parler du cast qui pour moi est vraiment LE gros point noir de ce Drama. très franchement pendant les 6 épisodes que durent ce Drama je n’ai absolument pas retrouver les personnages d’Hakuouki, que ce soit physiquement ou dans leur jeu d’acteur.
- Physiquement car OUI lorsque l’on adapte un jeu dont l’un des attraits est le physique des personnage, on a quand même des attentes (surtout quand l’industrie du divertissement du pays en question mise beaucoup sur l’apparence de ses artistes). Mais ce n’est pas tout, les efforts de maquillage, la qualité des costume, bref…. de ressemblance globale, ne m’a pas semblait sincère.
- Pour ceux qui pensaient que passer outre le premier abord des acteurs permettrait de les juger sur leur talent de jeu, j’ai bien peur que ce ne soit pas plus positif. Comme je le disais, je n’ai retrouvé aucun des personnages avec lesquels j’ai l’habitude de jouer. Je me suis longtemps posée la question de savoir s’ils avaient vraiment fait des recherches pour comprendre leur personnage… puis au delà de cet aspect là, leur jeu ne paraissait pas naturel du tout.
- Un gros bémol pour l’acteur de Kazama, qui se démarque pour son interprétation complétement à coté de la plaque du fière et arrogant démon (enfin ici président du conseil des élève) Kazama Chikage, auquel j’ai envie de lui ressortir la fameuse phrase de ce perso “Hokori ga nai no ka ?” (N’as tu donc aucune fierté ?) Bref rendez-nous Suzuki Shougo des musicals !

Dans un deuxième temps, le scénario. En effet, le format sous 6 épisodes ne permet pas de développer une histoire bien cohérente qui aurait pu sauver le travail des acteurs. De plus:
- si l’on prend le format des épisodes ( 6 X25 minutes) auquel on enlève 3 minutes du prélude (qui est toujours le même) + 1 minute d’opening +2 minutes d’ending et 1minute de preview de l’épisode suivant, il ne reste presque rien comme temps à exploiter pour développer quoique ce soit
- Le contenu du scénario ne suit que vaguement l’histoire du jeu, en vérité il n’y fait que de brèves références et ne couvrent en rien de manière complète l’œuvre dont il est tiré.
- Comme beaucoup d’adaptations tirées d’otome game, ils ont pris le parti de ne s’engager sur aucune route spécifique ( à savoir ne pas choisir parmi les 6 garçons avec qui la protagoniste peut finir à fin) contrairement à l’anime qui avait choisit de mettre en scène la route du personnage d’Hijikata Toshizo ou les comédies musicales qui à chaque fois adapte une route différente. Bien que ce choix puisse se comprendre (ne pas blesser les fans qui ont des chouchous différents) du coups, on perd pas mal d’éléments de romance. C’est d’autant plus notable dans l’opus Sweet School Life, ou contrairement aux précédents, le contexte historique n’impacte pas sur l’intrigue, et est basé sur une sorte de logique fan service.

Pour finir parlons de la mise en scène. Je ne l’ai pas spécialement trouvée bien faite. Au contraire j’ai trouvé que beaucoup de plans caméra ne mettaient pas spécialement l’action en valeur ou alors servait à la création d’effets spéciaux pas spécialement bien réussit. La preuve en image :

Pour finir sur une note positive, c’est une série qui reste mignonne, avec quelques moments drôles et qui se laisse regarder. Ce n’est pas le Drama du siècle mais il permet de passer un bon moment malgré tout, si l’on est pas très pointilleux ou fan de la franchise Hakuouki.
Suite aux retours que l’on voit sur internet vis à vis de la série on ne peut qu’espérer que les critiques seront prises en compte pour le stageplay Sweet School Life qui démarrera d’ici quelques semaines à Tokyo.
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