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Utawarerumono Mask of Deception

On bénéficie de plus en plus de licences franchissant l’Asie, aussi bien dans des éditions dématérialisées que physiques. C’est le cas de celle évoquée ici, par le biais d’Utawarerumono Mask of Deception, suivi de près par un second jeu. De quoi rapidement marquer les esprits ?

He’s an amnesiac, amnesiac on the floor

Il faut bien avouer que l’on a droit à un coup classique dans le milieu du JDR avec Utawarerumono Mask of Deception, puisque notre héros s’avère tout bonnement amnésique. Ce que l’on découvrira après un démarrage assez typique également, soit le sauvetage d’un personnage par un autre. En l’occurrence notre héros se retrouve secouru par la charmante Kuon de la menace de créatures le prenant pour proie au pic d’une montagne enneigée, ce qui lui donne froid car seulement vêtu d’une robe de chambre d’hôpital & sans sous-vêtements comme il le souligne. La damoiselle non en détresse se rendant compte que l’on n’a aucun souvenir, pas même notre propre nom, elle nous prend sous son aile, enfin elle n’en a pas malgré sa queue & ses oreilles d’animal. Pour commencer cette relation elle choisit de nous appeler Haku, avant de partir à l’aventure & l’on peut vous affirmer qu’elle sera riche dans son scénario, de par une forte influence visual novel de ce coté-ci du jeu.

Retour vers le futawarerumono

En sus d’un mix entre visual novel & JDR, il est à relever la présence d’un style pas si courant au niveau des RPG concernant le système de jeu d’Utawarerumono Mask of Deception. Si l’on retrouve des aspects classiques des jeux de rôle tactique, dont avant tout une aire quadrillée où l’on se déplace & combat, ces phases ne nous rendent pas spectateur contrairement à ce que l’on connait le plus.

En somme, les séquences demandant de batailler ne s’arrêteront pas à l’action de l’adversaire, puis la votre & ainsi de suite, que ce soit entre un coup à infliger, un objet à employer, une mise en défense… Ici il s’agira d’être constamment attentif, puisque des indications à l’écran vous demanderont d’appuyer au moment opportun sur un bouton, voir même de le presser durant un certain temps, afin d’obtenir divers résultats. Cela allant d’une parade à une esquive, en passant par une attaque critique.

L’évolution des protagonistes s’avère aussi importante que dans n’importe quel autre très bon RPG, donc point besoin de signaler tous les détails communs, comme la progression des différentes statistiques de base & capacités spéciales. Même si l’on vous rassure en vous précisant que l’on retrouve bien la possibilité d’infliger des altérations d’état, mais également de profiter de particularités permettant de régulièrement galvaniser la forme de son escadron ou encore de diminuer les caractéristiques adversaires.

Dans ses spécificités rares, le logiciel propose notamment de remonter le temps & ceci sur des dizaines de tours, ce qui est loin de s’avérer anodin. Combien de fois dans les JDR on a regretté avoir effectué telle action, même plusieurs heures après celle en question, de par une incidence bien plus grande que ce à quoi l’on pouvait s’attendre, causant généralement des manques dans notre effectif. On aura donc la possibilité de palier à cela en revenant sur nos pas & choisir une autre voie.

Autre grande force marquante, les liens élémentaires qui selon les lieux sauront octroyer à vos adversaires & à vous-même des bonus particuliers. En sachant que l’on y retrouvera l’élément neutre, l’eau, le feu, la lumière, les ténèbres, la terre & le vent.

Haku de manigances

L’aventure demandera également une fine analyse des textes & ils seront nombreux dans ce monde guerrier où la stratégie politique est de mise. Si vous ne comprenez pas un mot de japonais ou d’anglais, cela vous fera perdre un important pan de l’expérience Utawarerumono Mask of Deception. Les doublages étant nippons, tandis que les sous-titres & indications s’avèrent en anglais. Avec une gigantesque présence au niveau vocal, on ressent bien l’atmosphère fantastique & trouble très typée anime, avec des interprétations symboliques si l’on connait des dessins animés en version japonaise. Les vils personnages ayant des voix dignes des plus symboliques, faisant même penser à celles du grand méchant dans les sentais ou de celui se trouvant juste en-dessous. On s’en délecte ainsi de bout en bout.

Ceci au même titre que la bande-son enregistrée & masterisée aux Abbey Road Studios et aux EastWest Studios. Entre sonorités épiques durant la baston, d’autres inquiétantes lors de situations suspicieuses, des passages plus doux…

Graphiquement, la dualité dans son approche fait que le jeu rend également une doublette visuelle à l’importance aussi grande d’un côté que de l’autre. Premièrement on aura droit aux superbes artworks en 2D lors des phases de dialogues. Dans un second temps, à savoir sur le terrain, la donne sera changée puisque l’on passera en version super déformée pour les ennemi(e)s & allié(e)s. Un côté chibi/mignon offrant un impact totalement différent.

Aventure profonde de par un titanesque scénario, Utawarerumono Mask of Deceptiona saura nous porter grâce à cet atout. Mais ce n’est pas le seul, puisque le double genre délivré nous rend également acteur des situations & plus encore par ce soupçon d’action dans la dimension rôliste tactique. Notons que sa suite Utawarerumono: Mask of Truth débarquera dès le 5 septembre.

Inod

Développeur : AQUAPLUS
Éditeurs : ATLUS & Deep Silver
Genre : Visual novel/RPG
Supports : PS Vita & PlayStation 4
Date de sortie : 23/5/17

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