Vous voici plongés dans Tokyo, tout semble normal, les gens marchent, rient, vont dans les magasins, au lycée, mais parmi eux se cachent des goules, des monstres cannibales, se faisant passer pour des humains pour mieux s’en nourrir. Ken Kaneki est un étudiant assez timide, il s’intéresse aux filles qui affectionnent son style de lecture plutôt qu’à ces histoires dégoûtantes de goules. Après s’être fait attaquer par l’un de ces monstres, alors que la vie lui échappait, il fût sauvé grâce à une greffe d’organes de son agresseur…
Tandis qu’il est convalescent, il remarque des changements, la nourriture a un goût d’excrément, la soupe a le goût d’huile de moteur, et il se met à désirer la chair de ses congénères. Kaneki va alors sentir le sol se dérober sous ses pieds, sa descente aux enfers commence, il devient une personne qui se trouve entre deux mondes, celui des humains et celui des goules.

Prenant la suite du fameux Gantz, Tokyo Ghoul devient le titre phare du magazine de Shueisha Young Jump.
Sui Ishida signe ici sa toute première œuvre et autant dire que celle-ci mérite bien ce succès. En effet nous ressentons un certain malaise dans ce manga, car le personnage principal décrit complètement tout ce qu’il ressent, les dessins sont sans détours, l’expression des personnages est vraiment prenante.
Je dois bien reconnaître que ce manga m’a séduit et son ambiance est tellement prenante que je n’ai pas vu le temps défiler. Suivre cette descente totalement folle du héros est vraiment quelque chose d’intéressant, le caractère naturel des humains est mis en avant, leurs peurs naturelles pour les choses différentes par exemple.
Même si ce manga pour public assez âgé est prenant on peut néanmoins citer un défaut, certains faits sont vraiment trop prévisibles, espérons que ce soit juste pour mettre la situation en place dans le premier tome.
Mais cela n’enlève rien au charme de ce manga que je conseille, cette licence renferme un grand potentiel, prions pour que l’auteur sache l’exploiter à son maximum et nous donner une histoire tellement savoureuse mais gênante en même temps, comme on les aime tant.



