Vous trouvez qu’il y a trop de morts dans Game of Thrones ? Alors n’entamez pas la lecture de Terra Formars.
Terra Formars, que j’ai eu l’occasion de découvrir grâce à l’offre Kaze lors des 48h BD, nous raconte l’histoire d’une équipe d’astronautes partie sur Mars pour exterminer l’énorme colonie de cafards qui y prospère.
Des cafards sur Mars ? Mais qu’est-ce que cette sorcellerie ? Pour comprendre cela, il faut revenir aux bases de l’histoire ;
Les humains devenant beaucoup trop nombreux pour la Terre et ayant pillé allégrement ses ressources, la vie sur notre planète est devenue compliquée. Pour remédier à cela, des scientifiques ont proposé de terraformer Mars et d’utiliser pour cela une sorte de lichen et une cargaison de cafards qui se sont vus remettre la mission d’aider au réchauffement de la planète rouge et à la libération du CO2 coincé dans ses glaces.
Oui, cette solution parait on ne peut plus étrange et non, elle ne sera pas beaucoup plus détaillée dans ce premier tome.
Quelques dizaines (ou centaines, ce n’est pas vraiment précisé) d’années après le début de la mission, Mars est enfin (re)devenue viable. Seul problème: les cafards se sont reproduits plus que nécessaire et il est maintenant indispensable de les exterminer avant d’envisager une migration.
C’est dans cette optique que l’équipage du Bug 2 est envoyé là-bas.
Les quinze membres d’équipage viennent d’horizons très différents et ne ressemblent pas vraiment à ce qu’on s’attendrait à voir dans une équipe d’élites.
Ils ne sont pas vraiment charismatiques et beaucoup de personnages seront à peine abordés. Il est pratiquement impossible de s’attacher à un seul d’entre eux. Certes leurs histoires sont généralement tragiques et les flashbacks sont là pour nous faire ressentir de la pitié à leur égard, mais ça ne prend pas aussi bien que ce qui serait souhaité.
L’idée est originale mais ce premier tome ne donne pas vraiment envie d’aller plus loin. Cela dit, on ne retrouvera probablement pas les même persos dans les prochains. Ça reste donc à voir.
Une autre des raisons qui font que, pour moi, la mayonnaise ne prend pas est que, si on essaie de mettre de coté le fait que les cafards sont vraiment très très moches, il n’y a aucune raison pour qu’ils aient évolué de la façon dont ils l’ont fait, en êtres humanoïdes. Rien dans l’anatomie du cafard et dans les conditions de vie rencontrées sur Mars ne peut justifier une telle évolution. Alors, bon, on apprendra peut-être dans un prochain tome que les premiers cafards envoyés étaient génétiquement modifiés, c’est même très probable, mais même comme ça c’est tiré par les cheveux.
Le scénario s’épuise assez vite. Un combat, les humains perdent, un autre combat, quelqu’un meurt de façon grotesque sans même avoir eu le temps de riposter, encore un, les cafards géants écrasent leurs adversaires, etc.
Les être contre lesquels les protagonistes (peut-on vraiment les appeler héros vu leur peu d’importance ?) se battent sont pratiquement invincibles, il n’y a pas de suspense, pas d’espoir.
Et pourtant il y a quand même 17 tomes déjà publiés au Japon et presque autant en France. Il est donc très probable que ce premier tome ne soit qu’une introduction et que les suivants verront démarrer la véritable histoire, avec des héros et héroïnes qui survivent plus de 300 pages et qui parviennent à émouvoir.
A moins qu’il n’y ait une mission par tome et que tous les héros se fassent dégommer à chaque fois ? Non, c’est peu probable, personne n’aurait tenu près de 20 tomes ainsi.
Donc, en résumé : Un premier tome pas vraiment concluant qui ne me donne pas très envie d’aller plus loin. Mais aussi un premier tome, et une première histoire, qui n’aura probablement pas un grand impact sur ceux à venir. A voir sur plusieurs tomes, donc. Mais encore faut-il avoir la motivation d’acheter le deuxième.
Yatta Fanzine Votre magazine




