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Resident Evil 6

Encensé d’un côté & décrié de l’autre pour des raisons un peu « spéciales », Resident Evil 6 a au moins eu le mérite de faire parler de lui lors de sa sortie. Désormais de retour comme ses confrères en édition physique sur PlayStation 4 & Xbox One, retournons sur celui-ci à froid.resident-evil-6-1

Les duos c’est mon d’Ada

Suite à un épisode 0 délivrant une doublette de personnages jouables en alternance mais au cours d’une aventure à un seul joueur, ainsi qu’au 5 proposant lui un binôme où l’on pouvait évoluer en coopération avec chacun son protagoniste, Resident Evil 6 continue d’affiner le système. Premièrement en nous permettant désormais d’incarner trois duos bien distincts au fur & à mesure de l’expérience.

Plus précisément, on aura droit à Helena avec Leon, PIers avec Chris & enfin Sherry avec Jake. Comble du bonheur, car oui le bonheur arrive au-delà de ces équipes, on obtiendra la charismatique & joueuse solo Ada Wong dès le départ & non plus en bonus à débloquer. Si elle est autant appréciée, c’est justement en particulier par son identité de personne forte dans tous les domaines, faisant qu’elle n’a absolument pas besoin d’un(e) acolyte qui la gênerait plus qu’autre chose. Ada étant suffisamment grande pour s’occuper de tout elle-même, tout en laissant sa personnalité rejaillir sur ses interventions. Rien ne l’atteignant, tandis qu’elle met une raclée ne serait-ce que moralement à quiconque elle peut croiser.

Il faut bien avouer qu’au-delà du scénario, des références au genre, des retournements de situation… Les développeurs savent créer avec celle-ci une protagoniste d’une puissance phénoménale dans son écriture, dont le jeu sait pleinement profiter afin de nous faire plonger dans son histoire.

Les autres héroïnes & héros ne sont pas pour autant laissés de côté, chacun(e) avec son propre caractère amenant de la fraicheur par rapport à la demi-douzaine de personnages l’accompagnant. Parfois même d’une façon assez drôle, comme avec ce gros bourrin de Chris Redfield, dont le scénario ne se prive pas de balancer un clin d’oeil par-ci, un cliché par-là bien volontairement, dans le but de nous amuser & de rendre honneur au cinéma d’horreur de série B.

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Action & vérité

On les prend sur le fait les malandrins racontant tout & son contraire ! Ceux quémandant le changement de la jouabilité des RE, pour passer du côté des jeux d’action d’aujourd’hui. Pour le moment, Capcom avait continué sur le chemin du tir plus ou moins statique, renforçant la pression qu’un survival horror doit comporter. Avec Resident Evil 6, on franchit néanmoins le cap & l’on peut désormais dégainer tout en courant, réaliser des roulades, des glissades, employer un système de couverture… Il en résulte bien entendu un ensemble grandement plus action &, on vous le donne dans le mille, les critiques & le public ayant réclamé ces nouveautés au détriment de l’essence première de la saga, crachent désormais dessus en arguant que ce n’est pas du RE & tutti quanti.

En somme, cela en revient à une chronique musicale concernant un CD de grind metal, où l’auteure/eur clamerait : « Ce serait mieux s’ils avaient fait du R’n’B », soit une critique sans aucun sens, en plus du fait pour RE 6 d’avoir demandé exactement cela, pour ensuite retourner sa veste. En gros ces personnes iront toujours vers le côté opposé, juste pour se rendre intéressantes, ce qui est excessivement énervant. Qu’elles commencent par comprendre que l’on prend un soft comme il est & que c’est lui dont il faut parler & non inventer un fantasme, puis en changer quand il est entre vos mains…

En l’occurrence Resident Evil propose typiquement ce qui est souhaité chez les adeptes d’action totale, tant il est possible d’y aller de manière rentre-dedans, munitions illimités inclues, pour une prolifération d’armes comme la marque a su nous y habituer. Les QTE sont également au programme, particulièrement pour terminer un ennemi avec un bon gros coup de derrière les fagots. On apprécie d’ailleurs énormément quand Ada enfonce son arbalète sur un opposant déjà au sol.

Cependant on peut conserver l’aspect survie sans aucun problème, justement grâce aux diverses options afin de calibrer son aventure comme on le désire. Pratique afin de tenter plusieurs approches, mais aussi tout bonnement de permettre à tout le monde de s’y essayer peu importe son niveau & cela est un point essentiel que l’on se doit de constamment souligner. Ce qui devient peut-être même encore plus important dans une aventure en coopération comme ici, l’un des deux pouvant être un débutant, car à l’instar de RE 5 on adorera le sortir pour ne serait-ce qu’effectuer quelques passages avec une personne qui n’y a jamais touché. En ligne on ne croisera pas non plus nécessairement un(e) expert(e), tandis que si l’on conserve l’intelligence artificielle cela peut davantage se compliquer. Même si cette dernière a évolué en bien, elle reste artificielle comme son nom l’indique.

Si ces aventures savent largement nous contenter grâce à des paires vraiment différentes, sans même parler d’Ada, avec des situations & des ambiances qui le sont tout autant, on a en plus droit au fameux mode Mercenaires que l’on ne présente plus, ainsi qu’à une Chasse à l’homme, où créatures humaines & moins humaines se confronteront. De quoi inclure une fraicheur supplémentaire.

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Le tour du monde en 80 zombies

Déjà le plus abouti de la franchise d’un point de vue technique en ne prenant en compte que les versions originelles, ce qui est normal eu égard à sa date de sortie, en arrivant sur ces machines Resident Evil 6 y gagne forcément moins sur cet aspect par rapport à RE 4 par exemple. Toutefois on bénéficie du fameux passage aux 60 FPS, permettant d’encore fluidifier l’ensemble. Ainsi & à l’instar de ses compères, ce dernier délivre donc un framerate au top & un affichage en haute-définition apportant le chouïa de mieux que l’on attendait par rapport à l’originel.

Les graphismes sont donc amplement suffisants, même s’il ne faut pas s’attendre à du RE 7 mais ça malheureusement beaucoup de gens n’ont pas encore compris qu’il ne s’agissait pas d’un remake intégral mais d’une remasterisation. Les environnements proposant une grande variété, on est que plus ravi de découvrir déjà visuellement ces décors & les effets découlant des multiples situations grandiloquentes & ceci dès le prologue. C’est d’ailleurs une autre des importantes innovations de cet épisode, puisque l’on y traverse la planète, ce qui change diamétralement de ce que l’on connaissait jusqu’ici. L’architecture en profite donc pour évoluer selon les lieux, ce qui s’avère très bon pour les joueuses/eurs que nous sommes, tant l’alternance entre les binômes & leurs approches apporte déjà énormément, celui du bouleversement géographique perpétuel en rajoute une couche bienvenue.

L’atmosphère sonore n’est pas en reste grâce à des musiques tantôt accompagnantes, tantôt relatant & intensifiant la pression, sans omettre le sound design qui a de quoi faire avec tous les retournements à venir, parfois même c’est la structure sur laquelle vous marcherez qui se retournera d’ailleurs. Le son sachant nous secouer tout autant dans ces moments. En sus de cet aspect audio identique pour tout le monde, le public francophone a lui en plus la chance de découvrir des doublages en français convaincants. Il est déjà rare de bénéficier de doubleuses/eurs dans une autre langue que l’anglais ou le japonais, que le public ne pourra qu’être satisfait de cet apport.

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Innovant & comportant plusieurs approches avec son trio de binômes, plus le solo d’Ada, sans oublier les modes annexes, Resident Evil 6 propose une expérience riche, avec un tas de nouveautés dans la jouabilité en elle-même. De quoi découvrir la licence sous un nouvel aspect.

Inod

Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genres : Action/Survival horror
Supports : PS4 & Xbox One
Date de sortie : En France, 2/12/16

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