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Mad Love

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L’univers de l’école Takamanohara touche à sa fin avec le one shot Mad Love, ou Kore Ijou wa Muri Desu!, création de Naduki Koujima qui va pouvoir par ce biais enfin se faire connaitre du côté de la francophonie.

Si l’histoire de Mad Love débute de manière à nous laisser penser que Takeru, gardien du pensionnat pour garçons Takamanohara, y passera son temps à chercher le mari idéal pour sa future maîtresse Reika Moriyama (dont il est le majordome), en imaginant évidemment des péripéties propres au Yaoi, on se retrouve rapidement chamboulé par la brusque arrivée de Kengo. Ce dernier n’étant autre que le frère de la fille susnommée. On se plonge alors dans la découverte de la relation entre les deux jeunes hommes, qui se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Takeru étant le petit-fils du majordome de la famille Moriyama.

Ce duo a donc joué au foot, avant d’éventuellement aujourd’hui jouer au docteur. Mais si le blond et élégant Kengo fait clairement du rentre-dedans à son pendant brun et un tantinet réservé, ce dernier ne croit pas en ses déclarations. L’écart des classes et la facette manipulatrice du supposé bien-né des deux, lui mettant plus que le doute sur ses réelles intentions. Surtout qu’il sait que celui-ci a du succès depuis toujours, notamment en ce qui concerne la gent féminine. Qui plus est, Kengo travaille en tant que jardinier pour l’école voisine, constituée elle uniquement d’élèves féminines.

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L’histoire se concentre sur cette doublette principale, les élèves croisés n’auront que peu d’impact, même les deux les plus présents surviennent rarement. Le deuxième débarquant possédant d’ailleurs un certain potentiel, on est un peu déçu qu’il ne soit pas davantage mis en avant. Celui-ci sachant bouleverser l’histoire à un moment donné, il aurait pu être utilisé de manière encore plus profonde. Toutefois un troisième larron fera partie de l’aventure, en étant bien souvent aux côtés de nos deux compagnons. On n’en dira pas davantage sur son identité, mais sachez qu’il saura apporter sa patte à Mad Love…

Sans dévoiler tous les rebondissements et surtout son final, on apprécie le fait qu’une histoire puisse se dérouler entre deux personnes dites de classes sociales différentes et même très éloignées. Si seulement cela pouvait permettre à 7 milliards de personnes de comprendre que nous sommes toutes et tous égaux, nous n’en serions que plus ravis.
Là encore sans tout révéler, quelques scènes s’avèreront assez explicites, y compris au niveau des images. Sans pour autant faire dans le vulgaire ou dans le trop plein de moments chauds, en oubliant le scénario. L’histoire est privilégiée, mais toutefois on ne laissera pas le manga trainer si des enfants sont dans le coin.

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Le ton visuel est assez classique, mais néanmoins assez attirant. Les personnages restent dans un style habituel chez ce genre et même d’ailleurs chez bien d’autres, à commencer par le shojo de base. Le style est très bon, rien à redire là-dessus, mais vous n’y dénicherez aucune originalité. En revanche, si vous préférez rester toujours dans la même approche au niveau du dessin, vous y trouverez votre compte.

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Classique visuellement parlant, cela en va de même concernant le scénario de Mad Love, néanmoins l’approche du sujet des classes sociales, malheureusement si présentes dans notre monde, lui insuffle une dimension engagée intéressante. Le point faisant de lui un manga sur lequel il serait de bon ton de se pencher.

Inod

Titre : Mad Love
Auteure : Naduki Koujima
Editeur : Taifu Comics
Genres : Comédie/Romance
Collection: Yaoi
Volume : N1 (terminé)
Prix : 8.99€
Sortie : 25 février 2016

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