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Links – Natsuki Kizu (one-shot yaoi)

Links - Natsuki KizuUn titre épais et un poil complexe pour ce nouveau one-shot de l’autrice de Given.

Un one-shot qui aurait pu être découpé en quatre nouvelles, vu qu’il parle de quatre couples, mais que Natsuki Kizu a choisi de réunir en une seule histoire régulièrement éclatée par ses nombreuses lignes directrices.

Les personnages des différentes histoires se connaissent tous d’une façon ou d’une autre. Certains travaillent ensemble, d’autres sont voisins de palier. Et c’est cela qui a permis à l’autrice de nous proposer un titre basé sur plusieurs couples moins frustrants que beaucoup de recueil de nouvelles.

Trop de directions ! Comment s’y retrouver ?

Ma première lecture, qui remonte quand même à deux mois, m’avait laissé un sentiment assez mitigé. J’avais apprécié le trait bien sûr. Toujours aussi doux et subtil que dans Given, quoiqu’un poil moins emprunté à Rihito Takarai que dans ce dernier où la ressemblance était frappante. Mais l’histoire m’avait semblé confuse au possible.

On switch d’une histoire, d’un couple, à l’autre sans arrêt et l’impression qui en ressort est parfois un peu déstabilisante. En plus, certains personnages se ressemblent beaucoup ce qui n’aide en rien à les différencier alors qu’on entre tout juste dans l’histoire.

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Quatre couples. Huit personnages principaux.

Il y a d’abord Sekiya,  un animateur radio solitaire, et Shibata, un serveur qui tombera amoureux de sa voix avant même d’avoir pu le rencontrer.
Bien qu’ils reviennent à quelques reprises au cours du manga, leur histoire est très vite expédiée. Il est un peu étrange que l’autrice ait choisi de commencer avec eux alors qu’elle n’avait visiblement pas grand-chose à raconter à leur sujet. A chaque changement de protagonistes on s’attend à les revoir, alors qu’ils ne feront plus que quelques petites apparitions de ci-de là sans jamais vraiment reprendre le devant de la scène.
Un choix bien étrange d’introduction, comme je disais précédemment.

L’histoire suivante s’ouvre sur un flash-back. Comme si ça n’allait pas être assez compliqué comme ça de suivre huit personnes, on se retrouve à en apprendre davantage sur le passé de certains.
Akiha est le patron du café où travaille Shibata. Au lycée, il était amoureux d’un type arrogant et narcissique qui depuis est décédé (no spoil, c’est dans le résumé). Aujourd’hui il sort plus ou moins avec Yahiko mais a du mal à tourner la page.
Toute son histoire est ponctuée de flash-backs et c’est très galère de savoir où l’on en est lors de sa première lecture, vraiment.

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Le couple suivant est composé de Kameda et Ogikawa. Un ciseleur au grand cœur et un salaryman qu’il récupère évanoui en pleine rue une nuit pluvieuse, un chat dans les bras. C’est peut-être l’histoire la moins dramatique du tas (mais aussi la plus convenue ?) et celle que j’ai préférée. Ici pas de drama et une relation qui évolue doucement de la simple amitié vers un peu plus.

Enfin, on  termine avec Sado, un yakuza lié à Yakiho (patron), Kameda (voisin) et Akiha (ami d’enfance), et Shinobu, qui travaille lui aussi dans le café d’Akiha et qui est aussi le voisin de Kameda (quand je te dis que c’est un poil confus cette histoire.) Eux se détestent. Mais en même temps ils s’aiment. Et, ils ont en fait un tas de choses à régler et un passé bien lourd. Prépare-toi à ne rien piger la première fois, c’est normal. Ou en tout cas à zapper beaucoup de choses.

Pas trop mal. Si on est prêt à revenir dessus.

Finalement, si la première lecture fut un poil laborieuse à cause des très nombreuses têtes et des aller-retours incessants entre les différentes histoires (sans mauvais jeux de mots même si nous sommes dans un yaoi), j’ai trouvé le recueil plutôt sympa lors de ma relecture. C’est incontestablement le genre de manga sur lequel il faut revenir après un mois ou deux au risque de ne pas l’apprécier à sa juste valeur.
Lors de la première lecture on est bien trop occupés à essayer de comprendre les liens entre les garçons pour être en état d’apprécier les histoires qu’ils ont à nous proposer.
Les switch ne sont pas toujours hyper bien gérés et c’est très dommage. Mais ça n’enlève cela dit, rien à la sincérité des sentiments que l’autrice a tenté d’insuffler dans son œuvre où à la qualité du titre.

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L’idée de lier tous les personnages entre eux, comme dans certains films ou romans, au lieu d’écrire un recueil classique avec quatre histoires indépendantes est carrément sympa.
Et si ce titre ne sera probablement pas retenu comme le chef-d’œuvre ultime de Natsuki Kizu, il n’en reste pas moins agréable à lire une fois que l’on a pu placer tous les protagonistes sur la carte mentale des connexions qui les relie.

En plus il est bien gros, on en a pour son argent.

Links, par Natsuki Kizu. Chez Taifu Comics.

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