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Iberico Pork and Slave of Love – Shoowa

On m’avait dit qu’il était possible d’aborder ce tome sans avoir lu le premier (Iberico Pork and Love and Camellia) d’abord.
Et franchement, je ne suis pas sûre que j’en dirais autant.

Nous avons ici une bande de jeunes qui à première vue ressemblent à des voyous mais qui, en réalité, s’occupent du nettoyage des ordures. Ceci n’est absolument pas présenté dans ce tome puisque, évidement, nous sommes censés l’avoir déjà appris dans le précédent.

Les personnages ne nous sont pas vraiment présentés non plus, un peu pour les mêmes raisons. Et à cause de ça si, comme moi, on n’a pas lu le tome 1, on est assez vite perdu et on se retrouve obligé de retourner plusieurs pages en arrière pour savoir qui est qui quand des noms sont prononcés et qu’il ne s’agit pas des deux protagonistes.
Et c’est chiant.
Mais c’est ma faute. J’aurais dû commencer par le premier tome.

Iberico Pork and Slave of Love

Je vais tâcher de mettre ça totalement de côté pour vous présenter ce manga. Parce qu’après tout, ce qui est important c’est la relation entre les deux personnages principaux. Mais si, à côté, je raconte des conneries au sujet des persos secondaires ce sera à cause de ça.

L’histoire est donc celle de Genji Saeki et Yuma Yushimune. Deux ados faisant partie d’Iberico Pork, un groupe qui s’occupe du ramassage des déchets. Ils ont une histoire ensemble. Enfin, ils couchent ensemble. Mais ils ne sont pas amoureux ni ne sortent ensemble officiellement. C’est du moins comme cela qu’ils se définissent.

Genji est très porté sur le sexe. Surtout depuis qu’il l’a fait une première fois avec Yuma. On entre plusieurs fois dans ses pensées et il fantasme à mort sur son sexfriend. Yuma, lui, est, comment dire ? Beaucoup plus réservé. Avec beaucoup moins de besoin sexuel que son compagnon. Et probablement un passé trouble qui est à peine esquissé sur une planche mais qui semble le hanter, ce qui va forcément poser un ou deux problèmes.

Tout au long de ce tome nous ne les verrons que rarement sur la même longueur d’ondes. Ils se cherchent puis se fuient. Se séduisent puis s’ignorent. Ils jouent un jeu qui n’a pas été très bien défini entre eux dés le départ.
Yuma accepte, parfois un peu à contre cœur, les demandes de Genji. Il change d’avis, parfois en plein milieu. Il culpabilise et tente de caser son amant avec quelqu’un d’autre.
Genji, lui, se pose des questions. Aimerait qu’il en aille autrement entre eux, mais en même temps, apprécie Yuma pour ce qu’il est et fait avec.

Cela dit, au fil de l’histoire nous allons finalement voir leurs sentiments mutuels changer, évoluer. Petit à petit et sans que cela n’ait obligatoirement une influence sur leurs pulsions.

Ils se font du mal. Mais pas trop. Parce qu’ils discutent. Parce qu’ils essayent de se comprendre. Parce qu’ils ont beau être différents et ne pas ressentir les mêmes choses, les mêmes besoins, ils commencent à se lier l’un à l’autre et à développer des sentiments.  A nouer une relation pas seulement basée sur le sexe. Ou plutôt, qui accepte le fait que tout le monde ne peut pas avoir la même et qu’on peut faire autre chose que baiser quand on est ensemble.

Finalement c’est un manga intéressant qui nous montre du sexe un peu plus réaliste, ou, tout au moins, moins irréaliste que ce que l’on est habitués à voir dans les yaois. Rien que pour ça il mérite que l’on s’y attarde. C’est un titre qui a ses qualités même s’il semble par moments un peu décalé.

Graphiquement c’est très épuré. Le gros du message passant par les dialogues et les expressions des personnages.

Iberico Pork and Slave of Love
par Shoowa
Chez IDP
Collection Hana

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