
A-t-on encore besoin de présenter Hatsune Miku, la déjà légendaire pop idole virtuelle alors que le premier logiciel musical de Crypton Future Media n’est sorti qu’en 2007 ? En tout cas si vous êtes lectrice ou lecteur plus ou moins régulier(e) ici, vous devriez au moins la connaitre de loin, voire sous toutes ses coutures. Pour en apprendre davantage, voici donc son nouveau soft vidéo-ludique : Hatsune Miku : Project Mirai DX.
Hatsune City
Débutons par une vision globale du soft, ce dernier proposant de nombreuses interactivités et non simplement son jeu de rythme, la néanmoins base de celui-ci sur laquelle nous reviendrons par la suite. De même pour sa deuxième grosse partie, à savoir une version de Puyo Puyo, le fabuleux casse-tête auquel l’on peut s’adonner à tout moment et qui à lui seul s’avère un jeu complet.
L’ensemble étant agrémenté par une large palette de vêtements à débloquer pour ses chanteuses et chanteurs sous format Nendoroid, mais également pour le décor sélectionné. De quoi passer beaucoup de temps dessus, afin d’obtenir exactement ce que l’on souhaite pour customiser l’aventure. Cela va du mobilier classique, à du plus rigolo comme un canard de bain ou encore des clins d’œil à d’autres œuvres SEGA, dont des représentations de Sonic, d’un Puyo ou encore d’une moto d’Hang-On.

Atchoum & Micoud
Entrons désormais dans le vif du sujet en abordant la facette jeu de rythme. Deux façons d’évoluer existent : celle avec les boutons demandant d’appuyer sur une ou plusieurs touches au bon moment et l’autre en tactile. Pour cette dernière, sur l’écran du bas se déroulera la partie gameplay, où vous devrez effectuer les actions commandées grâce à la fonction tactile : presser une fois, glisser vers telle direction, former des tourbillons… Tout en visualisant votre héroïne/héros danser sur l’écran du haut, évidemment au son de morceaux Vocaloid, au nombre de 48 et aucun ne fut écourté. On bénéficie donc clairement de quoi s’amuser pendant longtemps, tout en possédant une certaine marge d’apprentissage par le biais des multiples niveaux de difficulté, ainsi que par les deux façons d’appréhender le gameplay tactile, en plus de celui avec les boutons.
Mais ses possibilités vont bien au-delà, car l’on peut inclure soi-même de nouveaux sons au sein des chansons, ainsi que d’autres options comme parfois la voix, mais également changer les icônes… Et avec le mode Theatre, il sera possible de visualiser ses vidéos de jeu et d’y apposer des commentaires qui défileront à la Niconico, référence de circonstance. Plus encore grâce à leur partage via StreetPass et SpotPass. L’identité communautaire d’Hatsune Miku qui a fait son succès est donc présente dans le jeu et cela s’avère une jolie performance, surtout que ceux à proposer cette option ne sont pas si nombreux.
Penchons nous désormais sur la facette Puyo Puyo, où avec notre personnage nous affronterons les autres artistes virtuels d’Hatsune Miku : Project Mirai DX dans ce puzzle tout bonnement génial. Des Puyos, sortes de Blobs, devant être réunis par un minimum de quatre unités de même couleur, afin d’être éliminés de son écran. Plus de Puyos seront détruits d’un coup, avec combos… plus de “blocs” tomberont dans la partie adverse afin d’entraver son jeu. Evidemment votre opposant pourra en faire de même avec vous, qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle ou d’un autre joueur. Excellente nouvelle donc avec cette présence du multi.

Réalité Hatsune
Parler de la bande-son d’un jeu principalement musical s’avère encore plus important que dans la plupart des autres genres. Si vous vous dites qu’une bonne quarantaine de chansons dans cet univers peut vous freiner car vous n’êtes pas fan de celui-ci, il y a pourtant de quoi tendre l’oreille et peut-être finalement y accrocher. Bien sûr on y retrouvera globalement l’ambiance electro dance que l’on connait même de loin, mais pas que. De la chiptune par-ci, des atmosphères pop rock par-là et c’est en fin de compte une ambiance musicale très riche que l’on découvre. Les habitués seront eux ravis de retrouver autant de titres, avec des clips vraiment sympathiques défilant sur l’écran du haut.
Comme dit précédemment, ce sont les versions Nendoroid de Miku et compagnie qui ont été choisies. Cela offre un rendu on ne peut plus mignon, en sus d’être très coloré.
Enfin, sachez que les éditions physiques du jeu proposent 19 cartes de réalité augmentée double-face, permettant d’obtenir des costumes et des pas de danse supplémentaires. Un ajout offrant la possibilité de se servir d’une fonction de la 3DS malheureusement délaissée. Néanmoins, nous n’avons pas pu l’essayer et ne sommes donc pas en mesure de vous donner un avis dessus.

Adepte d’Hatsune Miku et plus globalement de Vocaloid, vous serez bien entendu en terrain conquis. Cependant, Hatsune Miku : Project Mirai DX propose davantage qu’un logiciel pour ses adorateurs, son jeu de rythme étant d’excellente qualité et proposant de l’appréhender aussi bien en tactile, qu’avec les touches. Mais ce n’est pas fini, puisque la présence d’un Puyo Puyo le rend encore plus vaste, sans omettre toutes les possibilités de customisation des morceaux, ainsi que les objets à débloquer. Au final, un soft ultra complet !
Inod
Développeurs : Good Smile Company/Sega
Editeur : Sega
Genres : Rythme et casse-tête
Supports : 3DS/2DS
Date de sortie : En Europe, 11 septembre 2015
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