Partie d’une vidéo blague en réponse à tous les jeux vidéo simulateurs de quelque chose proliférant ces derniers temps, la simulation de chèvre devenue depuis un véritable logiciel & même un certain phénomène, revient dans une édition spéciale lui faisant honneur sur PlayStation 4, intitulée Goat Simulator: The Bundle.
Une édition pas chè(v)re
Le soft originel proposant d’incarner une chèvre, qui aura pour but de causer le plus de dégâts qu’il vous sera possible de réaliser, mais également de faire tout ce que vous bon vous semble puisqu’il s’agit d’une simulation de vie, ni plus, ni moins.
La première extension délivre elle une aventure dans un vrai faux MMO, changeant ainsi diamétralement la donne avec le GS classique. Tandis que la seconde vous plongera en pleine invasion de zombies à laquelle vous devrez résister, mais sans être une chèvre innocente à son expansion.
Le tout étant disponible pour seulement 19.99€, ce qui est d’ores & déjà intéressant, mais voyons si le niveau est effectivement au rendez-vous.
Décortiquons tout d’abord Goat Simulator: The Bundle pour savoir ce dont il en retourne réellement ludiquement parlant.
Débutons comme il se doit avec la version originelle, où dans la peau d’une chèvre on déambulera dans un monde ouvert pour y effectuer à peu près tout ce que l’on désire, mais surtout afin d’y mettre le boxon total, grandement soutenu par un moteur physique complètement déjanté.
Cependant, même si l’on est libre de faire ce que l’on veut avec nos chev(r)eux, les développeurs ont eu le bon ton de nous proposer des missions à remplir afin de ne pas se sentir éventuellement perdu. Ce qui pourrait arriver en tant que gentille petite chèvre au beau milieu de ce gigantesque univers très citadin.
On nous demandera notamment de réaliser tel saut, telle figure ou encore d’utiliser un véhicule. Une façon sympathique & efficace pour réussir à découvrir toutes les possibilités, voire subtilités du logiciel. Sans ces buts donnés, on se lance également de soi-même vers certaines features que l’on peut aisément remarquer & donnant envie. Sur ce point, clairement on est immédiatement attiré par les fameux véhicules & l’on prend un sacré plaisir à traverser les rues sur notre planch(èvr)e à roulettes, ainsi qu’en enfourchant notre bicyclette.
En revanche, on n’aurait pas nécessairement imaginé être capable de s’accrocher à tout avec notre langue.
En effectuant les demandes faites par le jeu, on glanera de nouveaux pouvoirs, de quoi donner envie d’aller toujours plus loin dans l’aventure. C’est d’ailleurs par ce biais que l’on remarque qu’elle n’est pas tant une blague que cela, puisque si elle semble donner dans la démesure, nous ne voyons pas en quoi incarner un orc sur diverses planètes ne choque pas, alors qu’une chèvre si. Pourtant la deuxième est plus crédible. On s’aperçoit donc qu’en plus le JV nous propose une évolution de notre personnage, comme tout jeu qui se respecte & ne nous file pas tout d’emblée & advienne que pourra.
Si l’on nous offrait donc déjà des missions dans la première partie, MMO Simulator va lui nous emporter dans une folle aventure médiévale avec des quêtes collant à l’atmosphère tellement elles sont hallucinantes. Comme de coutume, on doit sélectionner notre chèvroïne parmi différentes classes, cinq précisément, avant de partir aux côtés de moult autres joueuses/eurs en ligne… ou presque. Et oui, si tout se tient dans cette frange du logiciel, vos rencontres ne se feront qu’avec des personnes virtuelles, étant donné qu’il s’agit d’un faux MMO. Toutefois, sachez que Goat Simulator: The Bundle possède un mode multi jusqu’à 4 en dehors de cela.
GoatZ change à nouveau notre petite protégée de rôle en la faisant désormais devenir mi-chèvre, mi-zombie. On évoque bien trop souvent ces « humains » devant survivre face à des zombies. Alors que pendant ce temps, on oublie bien trop ces mignons zombies justement, pourchassés par ces femmes & ces hommes, parfois même des enfants à qui il manque un oeil. Pourtant, ils ont tout aussi envie de résister à ce monde cruel & sont en plus eux enclin à propager de beaux sentiments en laissant n’importe qui rejoindre leur bande, sauf celles & ceux qui serviront à se nourrir. Mais bon, notre chèvre n’oublie pas de manger une demi-dizaine de végétaux par jour & elle le fera donc, entre autres denrées qui lui seront indispensables afin de rester en forme, sans oublier d’étendre le clan de zombies en bêlant.
We have Goats
Si l’on ne dit peut-être pas « oh la vache ! » devant les graphismes de Goat Simulator: The Bundle, ils méritent assurément au moins un « oh la chèvre ! », tant ils tiennent largement la route, au moins autant que notre protagoniste principale sur son skate. Néanmoins, on n’est pas là pour ça, car c’est surtout la prolifération de possibilités & de capacités qui compte, mais on se doit de noter que le rendu visuel est amplement à la hauteur afin que le tout puisse se regarder avec délectation, que l’on soit joueuse/eur ou spectatrice/eur. Au niveau sonore, tout a été réalisé dans l’objectif d’accentuer l’identité humoristique du jeu. Les musiques s’avérant amusantes, emplies d’entrain & légères en quelque sorte.
Qu’une vaste galéjade devienne un jeu vidéo de bonne facture reste une surprise, tant il eut été aisé de céder à la tentation de faire n’importe quoi dans le mauvais sens du terme. Avec Goat Simulator: The Bundle, on bénéficie en sus d’un contenu riche, à un prix relativement abordable, de quoi bien renflouer son achat par une grande quantité d’heures passées dessus.
Inod
Développeurs : Coffee Stain Studios & Double Eleven
Éditeur : Ravenscourt
Genre : Simulation
Support : PS4
Date de sortie : En France, 18/11/16
Yatta Fanzine Votre magazine



