Avec une première expérience au sein du monde de DB il y a environ un an demi dans le jeu de combat/MMO, Dimps & Bandai Namco Entertainment comptent bien prolonger ce que l’on avait déjà pu reconnaitre de bon dans le volet numéro un, tout en gommant les failles propres à un commencement. Découvrons si Dragon Ball Xenoverse 2 s’avère donc à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’une suite.
Effacer le passé pour tout recommencer
Le bouleversement de base apporté via DBX premier du nom, fut la possibilité & même tout bonnement la demande de créer son propre avatar, à l’instar de certaines aventures officiant dans le RPG, voire l’action. On sélectionne alors sa race parmi cinq types : Frieza, Humain, Majin, Namek & Saiyan.
La personnalisation est quant à elle assez large dans à peu près tous les domaines physiques qu’il eut été possible d’offrir. De quoi généralement réussir à suffisamment se distinguer par rapport aux ami(e)s/ennemi(e)s que l’on pourra rencontrer en ligne. Même si la prolifération de Saiyan fera parfois se dire que certains ont tendance à se ressembler. Sur ce point, on peut affirmer que l’équilibre entre le quintet de classes est réussi, ce qui s’avérait loin d’être gagné d’avance. Ceci est toujours ce que l’on demande en premier à un logiciel de combat & c’est ce qui pouvait sembler encore plus complexe ici de par justement les différences entre chaque catégorie. On sait par exemple très bien qu’un humain n’a pas les mêmes capacités qu’un Majin. Néanmoins, DBX 2 tient bon la barre sur ce coup & l’on pourra ainsi décider de prendre n’importe laquelle des cinq, sans risquer de se faire démolir aussitôt par une créature aux pouvoirs sans aucune limite.
Autre spécificité rejoignant l’équilibre, ainsi que les particularités différenciant les avatars de chacune & chacun : les facultés à leur adjoindre. Une quantité plus que conséquente de choix étant proposée, avec une ouverture très large pour ceux-ci. De quoi bénéficier de davantage qu’une simple variété dans le panel visuel lorsque l’on croisera d’autres joueuses & joueurs, puisque si l’on se ressemble temps en temps, on découvrira des techniques si variées entre chaque que l’on n’aura point l’impression d’avoir en face de nous une guerre des clones.
Ceci sans oublier le look, avec une impressionnante garde-robe devenant immédiatement l’un des principaux attraits de Dragon Ball Xenoverse 2, tant on a l’envie de customiser notre personnage au mieux. Généralement de la manière dont on a toujours rêvé d’être habillé, si l’on pouvait soi-même intégrer le casting de la saga. On part donc au moins tout autant à l’aventure pour régler les soucis temporels en incarnant un policier du temps, qu’à la recherche de Zenis pour acheter des vêtements & autres accessoires, voire d’en glaner directement.

Mes bras c’est comme du coton
On part alors en direction de la titanesque ville de Coton. Nouvel épisode égal toujours plus de tout en toujours plus grand, ce qui se vérifie sans aucune peine concernant les dimensions du terrain de jeu par rapport à son prédécesseur. On retrouve ensuite les éléments habituels d’une teinte MMO, avec les différentes quêtes à l’envergure plus ou moins importante. Votre personnage ayant ainsi bien sûr à rejouer des scènes mythiques, avec généralement de grosses surprises étant donné que vous devez réparer les changements infligés. Mais pas que, avec de nombreuses missions parallèles comme Dragon Ball Xenoverse 2 se devait d’en proposer pour démontrer la richesse de l’univers. Celles-ci pouvant par ailleurs sembler très anecdotiques, mais comme tout JV axé sur une longue aventure, elles permettent de rafraichir l’approche, tout en apaisant entre deux confrontations monumentales.
Quand on parle justement de richesse de l’univers créé par Toriyama Akira, on ne peut que songer à ses héroïnes & héros. On en découvre ainsi une bonne pelletée avec du DBZ, des OAV, du DB GT & du DB Super. Mêler le tout grâce à ces paradoxes temporels s’avère assez jouissif & permet de renouveler l’expérience, même pour les fins connaisseurs. Les ajustements à propos des niveaux de puissance ayant bien entendu été réglés, sinon on serait quasiment en face de ce fameux passage dans DB GT, où seule la fusion de qui vous savez a de quoi répondre aux Super Saiyans.
Aucune trace de Dragon Ball l’originel par contre, ce qui est largement justifié, puisque l’on imagine difficilement, par exemple, le premier Goku incapable de voler devoir face à n’importe quel personnage lambda de DBZ. Cependant un clin d’oeil pour les esthètes vous permettra de remplir des défis donnés par Krilin. Nous n’en dévoilerons pas davantage, tant on prend du plaisir à le découvrir grâce à la référence à laquelle il renvoie.
Concernant les batailles en elles-mêmes, on retrouve ce qui fait la saveur de la franchise sur tous les supports, y compris sur ses bons JV & aucun doute sur le fait que Dragon Ball Xenoverse 2 en fait bel & bien partie. Au-delà même des frappes & techniques spéciales, on notera les transformations de personnages, ce qui n’est malheureusement pas systématiquement le cas dans ceux l’ayant précédé. Un atout pourtant essentiel. Ceci au même titre que les téléportations permettant d’apparaître dans le dos de votre ennemi, qui instantanément en fera autant pour se retrouver derrière vous afin de vous asséner un Kamehameha bouillant de par votre défense inexistante. Le rythme hyper pêchu du soft permettra des oppositions dantesques dans le même genre que Dragon Ball Z Budokaï 3, avec toute la grandiloquence ajoutée par deux générations de consoles, incluant notamment des arènes ouvertes colossales.
On enchaine donc les attaques plus ou moins faibles, quémandant une imposante ressource de Ki ou non… Avec une puissance & une rapidité impressionnantes. On n’en attendait pas moins & l’on n’est absolument pas déçu, bien au contraire. Mais évidemment on ne désirait pas que cela & Dimps a su y additionner des phases innovantes tranchant avec les combats « classiques » ou du moins ceux de base. La bonne idée venant du fait que des scènes cultes & autres fortes références ont été reprises sous d’autres formes. On pensera notamment aux vagues déferlantes qu’il faudra savoir maitriser défensivement parlant, dans le but de protéger toute sa clique.
Le grand le vaillant Sangoku… & les autres
Tout comme avec son système de jeu, Dragon Ball Xenoverse 2 délivre une technique à voies multiples. D’un côté, il s’agit évidemment d’un versus fighting & dans ces phases, le rendu visuel s’avère simplement dément ! La modélisation des personnages est d’excellente facture, les effets servant à rendre les impacts des coups fonctionnent très bien en apportant ainsi beaucoup de dynamisme ainsi qu’une touche bande-dessinée, tandis que les attaques spéciales en mettent plein la vue à chaque fois avec une débauche d’explosions & de lumière.
On notera d’ailleurs la facette ultra colorée dans le bon sens du terme, à l’instar de l’anime en somme, offrant elle aussi de cette manière une grande attractivité rien qu’en un regard. Les cinématiques bénéficient tout autant de ces divers points forts & captent aisément l’attention, nous plongeant dans le soft comme si nous le sommes devant le dessin animé.
D’autre part, DBX 2 contient une identité aventure/jeu de rôle. Il possède ainsi les mêmes soucis que les RPG au niveau des décors lors des phases d’exploration & de dialogues, où le tout s’avère largement en-deça des entités elles constamment représentées avec grand soin. Cela ne se trouve donc pas être dérangeant, puisque des tas de JV ne se reposant que sur ces phases en font autant. Ici, ce n’est qu’une frange de l’expérience & même pas la plus importante, car évidemment le combat prend le pas dessus. Et si LA bande-son dans son ensemble est de grande qualité, sound design compris, ces mêmes phases où l’on se balade au travers de la ville ne sont en revanche point servies par la musique d’accompagnement.
Comme on l’espérait, Dragon Ball Xenoverse 2 renverse sans aucun problème les manques de son prédécesseur, tout en le surpassant avec l’ajouts de diverses choses, dont un roster ébouriffant que l’on désirait allégrement. Les affrontements sont si prenants, épiques & fluides, que l’on s’en retrouve captivé en autant de temps que met Sangoku pour se téléporter de la Terre à Namek, soit un bref instant.
Inod
Développeur : Dimps
Éditeur : Bandai Namco Entertainment Europe
Genre : Combat
Supports : Xbox One, PlayStation 4 & PC
Date de sortie : En France, 28/10/16
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