Dès demain, à savoir le 2 juillet, sortira chez Bragelonne, une nouvelle déclinaison de l’univers du Sorceleur / The Witcher. Il est par conséquent légèrement impossible pour nous de ne pas se pencher immédiatement sur The Witcher illustré : Le Sorceleur. Où l’histoire d’Andrzej Sapkowski, se retrouve mise en valeur par Thimothée Montaigne.

Cet ouvrage se penche plus précisément sur la nouvelle débutant le Dernier Vœu. Soit le volume de départ, de la licence littéraire. D’ailleurs tout au long de la lecture de ce nouveau livre, l’on a remarqué à quel point l’on se souvenait de l’histoire. Et même plus exactement des divers dialogues & apartés, de manière très précise. Cela démontre à quel point la saga a su nous marquer, alors que l’on a lu ce tome lors de sa dernière édition chez Bragelonne. Ce qui commence à dater. L’étonnement d’un si grand rappel, a su nous frapper, par rapport à l’intérêt de notre inconscient. On savait que l’on adorait cette franchise, mais l’on ignorait qu’elle était autant ancrée en nous. Un sentiment très personnel donc, mais qui pourrait finalement s’avérer commun à énormément de monde, durant cette nouvelle lecture.
Attiré par une mission du royaume, & accessoirement sa récompense de 3 000 orins, Geralt De Riv soigne son entrée, afin qu’on le remarque. Tant nous devant son aventure, que n’importe quel(le) garde ou badaud(e) dans son monde.
Amené vers qui de droit en la cité de Wyzima, il répondra évidemment à la requête. S’y révèleront alors d’autres facettes de son caractère. Notamment qu’il a tendance à ne pas parler pour ne rien dire. Se contentant parfois juste d’un rictus. Là où ceux qu’il rencontrera ici, sont souvent bavards.
La genèse contée, à propos de la situation qu’il devra régler, choque d’emblée. Même si, & cela perdure sur tous les pans de la licence, l’horreur & le sérieux, se mêlent avec entrain à l’humour.

Dans l’éventualité où vous ne connaîtriez ce scénario, nous vous conservons l’honneur d’apprendre l’origine de la fille du roi Foltest. Celle-ci décédée à sa naissance il y a 14 ans, ressort depuis 6 années de son caveau. Toutefois pas en simple adolescente. Ni même en jeune fille zombie. Non, sans que l’on ne sache pour l’instant pourquoi, elle est devenue une strige ! Créature féroce, aux longues griffes acérées, ayant pour loisir de se délecter des gens du coin, avant de repartir se coucher.
Depuis tout ce temps, nombre de personnages en tout genre ont bien tenté d’y mettre fin & de toucher le pactole. Des échecs vous l’aurez compris, avec un lot de descriptions toutes plus glauques ou amusantes, les unes que les autres.
Certains imaginent même y glaner plus, à cause d’une rumeur. Celle qui voudrait que la main de la princesse, serait offerte à qui réussirait à la désenvoûter.
Car c’est là que le bât blesse davantage. La vaincre n’est déjà pas aisé, cependant le roi rêve que sa progéniture puisse redevenir qui elle était.
Un objectif non partagé par tout le monde au royaume. Geralt devra ainsi tout autant se dépatouiller avec la ” princesstrige “, qu’avec la politique qui agit toujours dans l’ombre.
S’en suivra un duel épique entre la princesse transformée & le mutant. Assez long & empli de précisions, afin de s’y croire réellement.

Néanmoins, grâce à The Witcher illustré : Le Sorceleur, l’on n’aura pas droit qu’à des descriptifs pour se fondre dans la dimension de notre héros.
Les illustrations de Thimothée Montaigne, offrent une plongée page après page, au sein d’une action, un lieu, une ambiance… Avec un charme & une atmosphère grandioses. Le grand format, permet de les apprécier d’autant plus, tant les environnement deviennent de véritables panoramas. Tandis que les protagonistes s’y révèlent titanesques, permettant de mieux en savourer chaque détail.
Les expressions faciales s’y avèrent particulièrement soulignées & y gagnent par cette taille. En sus d’y retrouver une strige vraiment impressionnante, à ses diverses apparitions, dans des moments très différents. Lumières & décors compris. Tant en pose classieuse, qu’en plein combat.
On apprécie également que le dessinateur ait trouvé son propre style. Tout en prenant sûrement plaisir à s’inspirer parfois de ce que l’on connaît visuellement de The Witcher. Particulièrement le jeu vidéo de CD Projekt Red.
Bonus appréciable & apprécié, un tour du côté de quelques croquis. Durant lequel l’artiste nous confie ses envie, ses choix, ses idées…
L’Univers du Sorceleur / The Witcher, peut s’enorgueillir de ce nouvel ouvrage. Dont la qualité de l’histoire d’Andrzej Sapkowski, n’a d’égale que celle des œuvres de Thimothée Montaigne. Surtout que l’on y revient après lecture. Se baladant au sein de The Witcher illustré : Le Sorceleur, comme dans un musée, tant il s’agit là de somptueux tableaux.
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