Dimanche 02 novembre après trois concerts déjà bien intenses au Divan Du Monde, le public était tout de même en attente du bouquet final qui allait être lancé par Crossfaith !
Si l’on ressent l’atmosphère électro du groupe dès son arrivée, celui-ci ne tarde pas à faire exploser l’audience en larguant sa puissance dévastatrice d’emblée.
Après une demi-heure de pause, le public qui a répondu présent en nombre peut tout lâcher dès le premier morceau, la formation n’étant assurément pas du genre à attendre d’en avoir joué 4 ou 5, voire même la mi-concert pour commencer à véritablement envoyer du lourd.
Lors du second titre, on ressent déjà la relation explosive entre les deux côtés de la scène. Les membres de Crossfaith se sentent déjà chez eux, les personnes présentes comprendront pourquoi.
Si la musique en fait voir de toutes les couleurs à l’ensemble de la salle, le jeu de lumière n’est pas en reste. On ne peut plus dynamique et pétaradant, celui-ci est très travaillé et en balance vraiment plein la vue. Comme pour chaque artiste mettant un point d’orgue à posséder des lights ancrés dans son spectacle, Crossfaith voyait son set et son jeu de scène galvanisés par ce biais, les spectateurs eux-mêmes s’en trouvant littéralement transportés.
Le public se mélange plutôt bien, même si l’on distingue sans mal deux parties distinctes, à savoir celle adepte de metal bien lourd et énergique d’un côté, tandis que de l’autre on retrouve celle fan de tout ce qui est japonais.
Ce qui donne lieu à quelques scènes cocasses et permet de s’interroger sur le réel ressenti musical de cette dernière. Car finalement, si on lui annonçait Crossfaith comme un groupe tout sauf japonais, elle détesterait.
D’ailleurs cela fut plutôt parlant par rapport aux groupes britanniques Cytota et Silent Screams, qui n’intéressèrent pas cette frange sous prétexte qu’ils ne sont pas nippons, contrairement à Coldrain. Heureusement, ceux venus réellement pour la musique s’en sont donnés à cœur joie durant les quatre énormes concerts. Ce que chaque formation méritait par rapport à la qualité du spectacle proposé.
Rincés avec cette soirée explosive, la douche continua après être sorti de la salle, la pluie attendant le public pour le décrasser suite à tant d’efforts consentis.
Inod
Yatta Fanzine Votre magazine





