Gambling School : Une petite partie vous tente ?
Lancé en 2014 et comptant actuellement 7 tomes au pays du soleil levant, Gambling School est un manga écrit par Homura Kawamoto et dessiné par Toru Naomura. Il est prépublié dans le Monthly Gangan Joker puis publié au Japon chez Square Enix et en France chez Soleil Manga. Gambling School est classé comme étant un seinen. Bien que récent comme manga sur le marché, celui-ci dispose déjà de 3 Spin-off en cours : Kakegurui Twin, Kakegurui (kakkokari) et Kakegurui Midari. Ceux-ci ne sont pas encore sortis en France mais uniquement au Japon toujours chez Square Enix.
Résumé : C’est dans l’Académie privée de Hyakkao que prend place cette histoire. Cette école réunit « la crème » des étudiants, c’est-à-dire les plus riches notamment. Mais ici, lorsque les cours « classiques » sont finis, tout prend une autre dimension. Les élèves ne se comparent plus sur la base des notes mais sur leur habileté aux jeux et paris en tout genre. Le niveau qu’ils montrent à ces jeux détermine par la suite leur position dans la hiérarchie de l’école. Les plus mauvais joueurs, appelés « Mike » pour les filles et « Pochi » pour les garçons sont utilisés comme des bêtes et servent plus simplement d’esclave. C’est ce qui arrive à Suzui. Mais, une nouvelle élève, Yumeko Jabami, semble vouloir mettre l’école sens dessus dessous. Animée par une « folie du jeu », elle ne paraît pas s’intéresser à ce qu’elle peut perdre ou gagner mais juste prendre plaisir au frisson du jeu. Atteindra-t-elle le sommet de la hiérarchie ? Va-t-elle s’effondrer avant la fin ? C’est que nous allons découvrir.

En traduisant le titre de ce manga, la question qui s’est posée était « quel type de jeux sont mis en scène » ? Est-ce que ça allait seulement être un remake de Yu-Gi-Oh en version école ? Mais, rien qu’en regardant la 1ère de couverture, on peut se défaire de cette idée-là. En effet, celle-ci est clairement loin d’une histoire d’aventures. Avec une dominance de noir et de rouge qui n’est pas sans rappeler le sang et la mort (sociale dans le cas présent), ainsi que l’air purement démoniaque « gloups… » de la jeune fille dessinée, on se trouve bien loin du petit Kuribo ou de la jolie Magicienne des ténèbres. De plus, il est à noter que ce manga n’est pas un shonen mais un seinen ce qui indique sans équivoque une histoire plus adulte.
Passons donc à l’histoire … « Coup de foudre mais en demi-teinte ». Tout d’abord, l’histoire est originale. Peu de mangas semblent être faits dans ce type-là, si ce n’est la partie « survival » qui, ici, ne touche pas à la mort et cela rend donc l’histoire vraiment attrayante. Il se trouve que l’on rentre assez rapidement dans le vif du sujet. Tandis que le 1er chapitre pose les bases, l’environnement, le 2nd voit directement arriver la nouvelle élève avec un défi dans le même temps (première partie de jeu de hasard de la nouvelle élève avec une habituée de l’école). Ce n’est donc pas un rythme lent que l’histoire adopte, mais pour autant, ce n’est pas non plus une suite d’événements collés par hasard. Yumeko se montre rapidement être une accro aux jeux mais pas tant pour l’argent que pour le risque, et cela apporte une nouvelle dimension à l’histoire.
En effet, puisque les thèmes de l’histoire, qui sont clairement posés comme étant l’addiction au jeu, l’égoïsme, le statut social et naturellement l’argent, sont assez récurrents, que ce soit dans les mangas ou malheureusement dans la vie réelle, on pouvait penser que cette nouvelle élève serait soit une « sainte » pleine de bonne volonté pour tout changer, ou une personne comme les autres mais avec plus de chance. Et pourtant non, elle se trouve être encore plus vicieuse et dangereuse que ce que l’on pourrait croire et cela lui donne une vraie profondeur. L’auteur a su créer en Yumeko un personnage avec une vraie personnalité.
Après, une réserve peut toutefois être posée car le sujet de l’esclavage dont il est en partie question ici, est particulièrement sensible et à utiliser subtilement. Il faut donc attendre de voir quels retournements et évolutions il y aura de ce côté. De plus, j’ai n’ai qu’un petit regret et il ne tient qu’à moi, c’est que les dessins, bien qu’ils soient très propres, adultes et soignés, restent somme toute assez traditionnels. On n’a pas l’impression qu’ils sortent du lot des autres mangas de type seinen/scolaire (King Games par exemple). Alors que Masashi Kishimoto (Naruto) ou encore Hiro Mashima (Fairy Tail) apportent réellement une touche personnelle et distincte, ici ne ressent pas la touche personnelle. Ils sont beaux, mais classiques.
Ce manga apporte, selon moi, une touche d’adrénaline. Nous sommes curieux de voir ce qui va suivre tout en faisant attention au côté vicieux de la chose, ce qui crée une touche de danger. Et au lieu de rendre addict aux jeux, on devient addict au manga 😊
Pour tous les accros, lisez ce manga, et vous ne serez plus addict. Et pour les autres, une chose est presque sûre, en le lisant vous ne deviendrez jamais des accros du jeu ^^
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