
Ataru, joué par le très célèbre Nakai Masahiro, un autiste atteint du
syndrome du savant atterrit des États-Unis au Japon pour recevoir un entraînement adapté à ses compétences. En effet, il est recruté par le SPB (une branche du FBI) pour devenir un agent hors pair. Cependant à l’aéroport, il n’attend pas Larry (son entraîneur et éducateur), et se retrouve seul dans Tokyo. En se promenant, il rentre chez des personnes agées et regarde la télévision. Il y apprend
qu’une explosion a eu lieu dans un hangar et qu’il y a eu un mort. Il décide d’ «accepter la mission» et s’y rend. Entre temps il achète du ketchup et de la moutarde (son dîner) et des soupes au curry (son petit déjeuner).
En parallèle Maiko , une jeune officière de police, persuadée que l’explosion n’est pas un accident, décide de retourner sur les lieux où elle y découvre Ataru, endormi avec du ketchup partout sur lui (que sur le coup, elle interprète comme du sang).
D’un seul coup, Ataru se réveille et donne les premiers indices à la jeune détective : Taiwan et TTD45u30. Ne comprenant pas ce qu’il veut dire, elle cherche tout d’abord à connaître son nom. Le jeune homme répond alors : Chokozai, puis s’en va, la laissant toute seule.
Après des recherches et quelques analyses, il s’avère qu’Ataru avait juste concernant les indices. Grâce à ces nouveaux éléments, l’enquête est rouverte ; retrouver Chokozai devient alors une priorité pour Maiko qui veut connaître la vérité sur cette affaire.
Ataru est un drama très différent dans le genre « policier ». Certes l’habituel format « un épisode, une enquête » est totalement présent … Cependant, ce drama se démarque des autres par l’histoire du personnage principal, Ataru/Chokozai. Plus on avance dans les épisodes (aux nombre de 11), plus on y découvre ce personnage très complexe ; cela fait que même si le scénario brut rend les épisodes indépendants, on y trouve en plus une deuxième trame qui elle, s’étend tout le long du drama.
Tout les acteurs jouent extrêmement bien. Jouer un personnage autiste ne doit pas être facile et pourtant le jeu de Nakai est tout simplement parfait, aussi bien dans le regard, la posture, les expressions, la façon de s’exprimer. On retrouve Kuriyama Chiaki (Rebound, Algernon ni Hanataba wo) dans le rôle d’Ebina Maiko, ainsi que le très beau Kitamura Kazuki (Azumi, Bambino!) pour Sawa Shunichi. Ces deux personnages sont extrêmement drôles, et apportent beaucoup.
L’ending est de Shiina Ringo, avec sa chanson Jiyuu e michizure … Malheureusement cette musique passe un peu inaperçu à la fin des épisodes, ce qui est dommage.
De plus, le drama a une suite : ATARU Special~Challenge from New York!~ qui correspond à 2 épisodes spéciaux d’environ 1h30 chacun, ainsi qu’un film : ATARU The First Love & The Last Kill datant de 2013.
Ne regardez pas le drama puis la suite dans la foulée, car durant l’épisode 1 beaucoup de flashback sont insérés donc on peut vite s’ennuyer si on se souvient du drama … Le deuxième épisode est intéressant car il ressemble plus à une ouverture pour le film : ATARU The First Love & The Last Kill , dans lequel on retrouve la charmante Horikita Maki (Miss Pilot , Atashinchi no Danshi) qui joue une psychopathe.
Le film (d’une durée de deux heures) est vraiment bien réussi . La fin n’est pas bâclée, elle est très belle, bien construite et clôture la série des « ATARU ».
Ce drama fait partie des drama que l’on pourrait qualifier de « tout ou rien », c’est à dire que soit on accroche totalement, soit on n’aime pas vraiment …
Pour ma part, j’ai particulièrement adoré le drama et le film. Les épisodes spéciaux ne m’ont pas spécialement emballée, mais je pense que cela vient du fait que j’ai tout regardé d’un coup et donc je me souvenais très bien du drama (donc les flashback m’ennuyaient).
Si jamais vous aimez le drama, dans ce cas : regardez le film, vous serez sûrement agréablement surpris.

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