Nous avons récemment parlé du jeu vidéo Lastfight du studio Piranaking, prolongement transmédia de la tout d’abord bande-dessinée, puis série animée Lastman. La musique n’est pas en reste & ceci grâce à la bande-originale du jeu justement, composée & interprétée par 2080, qui pour l’occasion a dû lâcher sa Mega Drive afin de s’occuper d’un logiciel même pas sous format cartouche.

Sachez en premier lieu que cette chronique concerne le CD, comprenant 10 titres, tandis que celle dématérialisée qui vous sera offerte avec la version physique, mais que vous pouvez également acquérir à part, en contient elle 29. La dizaine présentés ici étant évidemment tous issus de la B.O. complète, il n’y a donc pas un morceau s’y trouvant que vous ne pourriez pas écouter en possédant uniquement ceux numériques.
Maintenant que les présentations sont faites avec 2080 & Lastfight, passons à ce pourquoi on est là. On démarre dans le vif du sujet avec Training Box Club, celui-ci s’avérant entrainant immédiatement. On sent bien nos compères Richard Aldana & Duke Diamonds s’entrainer avec leurs bons vieux sacs de frappe ou mieux encore : par un duel. Vers sa moitié le rythme se calme quelque peu, probablement la fin d’un round, pour repartir de plus belle. On connaitra le même système à plusieurs reprises jusqu’au terme de cette piste de lancement.

Tout comme ce que l’on peut découvrir à l’image si l’on passe par la case du JV Lastfight, Thermal Waters bénéficie d’une certaine atmosphère orientale au niveau sonore. On ressent clairement d’où 2080 puise sa source & cette originalité apporte déjà une importante vague innovante, par rapport au style en général & donc pas seulement au niveau de ce disque venant à peine de commencer. Office Meeting démontre lui bien le côté ultra speed du bureau, on comprend que le maitre des lieux ne carbure pas qu’au Tang. En revanche, les boissons rafraichissantes s’avèreront plus que jamais de la partie avec le très ensoleillé Nillipolis Beach. Les sonorités sont estivales & festives, dans un cadre très dynamique. Ce qui tranche avec Tropical Forest Site, qui s’il détient tout de même lui aussi un certain penchant festif, n’en reste pas moins ancré dans les traditions. Des samples, probablement, de flûtes de pan laissant notre esprit instantanément se croire au milieu d’une forêt tropicale.
L’atmosphère se fait plus intense d’une sombre manière dès Plane Crash Under The Sun. Le nom vous faisant bien comprendre que l’évènement n’est pas très joyeux & vous pourrez d’ailleurs le constater en jouant à Lastfight, ce qui démontre bien la véritable complémentarité & le travail poussé de 2080. Vous y verrez l’avion écrasé sur la plage, avec un réacteur toujours en route. Ce qui fait toujours autant penser à cette très mauvaise série dont j’ai volontairement perdu le titre. Le côté ténébreux s’accentue lui dès les premiers instants de Temple Of Doom, sans omettre une certaine puissance associée. Même si l’on n’évolue point dans du doom metal, mais on ressent bel & bien cette force. Dreamy Valley Of Death & Deadly Secret nous emportent elles vers une atmosphère plus sombre que jamais, on commence à faire plus que deviner que l’on s’approche du terme de l’expérience. & celle-ci arrive effectivement vers la fin, par l’intermédiaire de The Last Man In The Fight. On reste assez étonné durant les 2.57 premières minutes, même si cela fait un long début, cette ultime piste. On n’y retrouve pas une sensation de conclusion, mais c’était pour mieux nous surprendre ! Un chant masculin arrivant alors & sachant nous transmettre ces émotions de fin d’une aventure, en particulier lors de son dernier passage. Mais on touche déjà cette sensation à chaque intervention des vocaux, ceux-ci arrivant à nous rappeler des endings de films d’action, c’est limite si l’on ne voit pas Stallone dans Copland ou un autre tout en s’en délectant.

Si le CD de 2080 Lastfight est déjà excellent pris à part, ce qui reste très fort pour une bande-originale, car elles s’avèrent rares à pouvoir conserver toute leur saveur hors contexte, l’alchimie constituée avec le jeu est tout bonnement fantastique. On en apprend d’ailleurs sur ce dernier rien qu’en écoutant le disque, tandis que si l’on a commencé par la facette vidéo-ludique, on retrouve avec plaisir & arrive à revivre ce que l’on a vu & ressenti au cours de l’aventure. Ce qui est appuyé par la présence des artworks de Piranaking & MopiVerte.
Inod
2.Thermal Waters
3.Office Meeting
4.Nillipolis Beach
5.Tropical Forest Site
6.Plane Crash Under The Sun
7.Temple Of Doom
8.Dreamy Valley Of Death
9.Deadly Secret
10.The Last Man In The Fight
Sortie : 19/05/16 en dématérialisé & 20/09/19 en CD
Label : Dai Pop (Facebook & Twitter)
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